DĂ©couvrezles choses Ă  faire et les endroits Ă  voir dans l'HĂ©rault, les infos pratiques, la carte du dĂ©partement.. / page 14 RĂ©servez RĂ©servez votre voyage Anglais Toutel’actu de l'HĂ©rault et ses 343 communes. L’HĂ©rault est un dĂ©partement de la rĂ©gion Occitanie dont le chef-lieu est Montpellier. Des rĂ©gions naturelles comme le Massif Visiterl’HĂ©rault CathĂ©drale Saint-Nazaire On pars maintenant visiter la ville de BĂ©ziers et surtout son monument le plus emblĂ©matique, la cathĂ©drale de Saint-Nazaire. Impossible de la louper quand on arrive aux alentours de BĂ©ziers c’est la premiĂšre chose que l’on voit. Leprocureur a une nouvelle fois prĂ©cisĂ© que l'homme n'Ă©tait pas mis en cause dans l'important incendie qui a brĂ»lĂ© mardi 800 hectares autour de Gignac, Ă©galement dans l'HĂ©rault, qui fait l Vay Tiền Online Chuyển KhoáșŁn Ngay. Places Ă  Montpellier Place de la ComĂ©die C'est un peu le lieu central de Montpellier. Quand vous allez en ville, vous passerez forcĂ©ment par lĂ  ! Cette place est trĂšs gr Jardins Ă  Montpellier Jardin Des Plantes De Montpellier Le Jardin des Plantes fut crĂ©e en 1635 par Guy de la Brosse. Il s'Ă©tend sur Ha et se compose de espĂšces vĂ©gĂ©tales. AprĂš Villages Ă  Saint Guilhem le DĂ©sert Saint Guilhem le dĂ©sert En 804, le comte de Toulouse et duc d'Aquitaine Guillaume en langue d'oc Guilhem fonde une abbaye dans cet endroit de la vallĂ©e MarchĂ©s Ă  SĂšte La marina La criĂ©e du port de SĂšte est l'un des mes lieux favoris. Cette atmosphĂšre iodĂ©e trimballant cette odeur de poissons frais. Ces mou Monuments historiques Ă  Montpellier Porte du Peyrou Je n'ai pas seulement vu l'Arc de Triomphe de Montpellier, je suis montĂ© tout en haut ! Lors d'une visite de la ville avec un gui Zoos Ă  Montpellier Parc zoologique de Lunaret A l'intĂ©rieur du zoo de Lunaret, sur la droite Ă  l'entrĂ©e, immanquable, on pourra voir la trĂšs grande serre amazonienne. Contraire Monuments historiques Ă  BĂ©ziers Les Ă©cluses de FonsĂ©ranes J'ai beaucoup aimĂ© ce site que je suis retournĂ©e voir 3 fois et par la mĂȘme occasion je l'ai fait dĂ©couvrir Ă  des amis. Le mei MusĂ©es Ă  Montpellier MusĂ©e Fabre Si Montpellier est Ă  la fois une ville Ă©tudiante, dynamique, sportive et balnĂ©aire, c'est Ă©galement une ville culturelle, et il se RĂ©serves naturelles Ă  Agde Canal du Midi Nous avons eu la chance de pouvoir faire une petite croisiĂšre fluviale sur le canal le plus cĂ©lĂšbre de France et cela reste l’une Monuments historiques Ă  Montpellier CathĂ©drale Saint-Pierre La cathĂ©drale Saint-Pierre de Montpellier est particuliĂšrement impressionnante. On croirait un immense chĂąteau Ă  la Harry Potter ! CathĂ©drales Ă  BĂ©ziers CathĂ©drale Saint-Nazaire Cette cathĂ©drale, vous ne pouvez pas la rater ! Elle se situe sur un promontoire dominant la vallĂ©e de l'Orb et est visible de loi Quartiers Ă  Murviel lĂšs Montpellier Quartier Antigone L'Antigone est un immense quartier de Montpellier. TĂ©moignage d'un fulgurant Ă©lan d'urbanisation, il se prĂ©sente comme l'ouverture Lacs Ă  Clermont l'HĂ©rault Lac du Salagou C'est Ă  la fin des annĂ©es 50 que naquit le projet de construction d'un barrage sur le ruisseau du Salagou. Face Ă  la surproduction Monuments historiques Ă  Montpellier Parc du Peyrou Le parc est situĂ© en centre historique de Montpellier. Vous y verrez certains monuments historiques comme le dĂ©but de l'aqueduc Points de vue Ă  SĂšte Mont Saint Clair Le panoramique du Mont Saint Clair n’a Ă©tĂ© Ă©tabli que rĂ©cemment, en 2009. C’est une galette de bois au-dessus de la ville qui perm Monuments historiques Ă  Lunel Via Domitia L'histoire des Romains passent par ma petite ville, nous ont laissĂ©s un trĂšs beau patrimoine!! Comme le pont en ruine et la belle Eglises Ă  SĂšte Chapelle Notre Dame de la Salette Notre Dame de la Salette est une chapelle bien singuliĂšre. NichĂ©e sur le Mont Saint Clair, elle semble avoir une structure pas bie D'intĂ©rĂȘt touristique Ă  SĂšte Canal Royal Je dois admettre que nous sommes tombĂ©s sur cette curieuse cĂ©lĂ©bration par un coup de chance, en passant par SĂšte. Cette joute a l Que voir Ă  BĂ©ziers ? Ville de BĂ©ziers BĂ©ziers est une ville situĂ©e dans le dĂ©partement de l’HĂ©rault, Ă  quelques kilomĂštres de Montpellier. TraversĂ©e par l’Orb et entourĂ©e par la mer MĂ©diterranĂ©e et la plaine viticole du Languedoc, BĂ©ziers serait la plus vieille commune de France. En effet, elle aurait Ă©tĂ© construite avant Marseille, au 7Ăšme siĂšcle avant BĂ©ziers vous sĂ©duira avec ses ruelles traditionnelles, reflĂ©tant le style romain de l’époque, mais Ă©galement avec sa culture riche et variĂ©e. Profitez Ă©galement d’une balade autour de BĂ©ziers et dĂ©couvrez diverses appellations viticoles du Languedoc situĂ©es Ă  proximitĂ© IGP Cotes de Thongue, IGP Pays d’Oc, Picpoul de Pinet
 Voici une sĂ©lection de sites Ă  visiter et d’activitĂ©s Ă  faire pour dĂ©couvrir BĂ©ziers et ses alentours. Carte de BĂ©ziers et sa rĂ©gion AccĂ©dez directement Ă  la rubrique de votre choix CathĂ©drale Saint-Nazaire, le Pont Vieux, les neufs Ecluses de Fonseranes, les ArĂšnes, les AllĂ©es Paul Riquet, le Plateau des PoĂštes, le vignoble aux alentours. CathĂ©drale Saint-Nazaire La cathĂ©drale de Saint-Nazaire est l’un des emblĂšmes de la ville. Dominant la BĂ©ziers et situĂ©e dans la ville antique, prĂšs des remparts romains et mĂ©diĂ©vaux, ce monument religieux ne passe pas inaperçu. Construit sur les ruines d’une ancienne Ă©glise dĂ©truite au 13Ăšme siĂšcle lorsque les Cathares s’emparĂšrent de la ville, l’édifice est de style gothique mĂ©ridional. Les moyens financiers de l’époque n’étant pas suffisants, la reconstruction n’a pas pu aboutir, et le cloĂźtre de la cathĂ©drale n’a jamais Ă©tĂ© achevĂ© depuis le 15Ăšme siĂšcle. Du sommet de la tour, ou sur le parvis, la cathĂ©drale vous offrira une vue panoramique de la ville et de la plaine de l’Orb. Lors de votre visite, vous pourrez admirer l’immense tour carrĂ©e de cinquante mĂštres de haut, les colonnes du 15Ăšme siĂšcle dont les fondations reprĂ©sentent des visages humains, les diffĂ©rentes gargouilles prĂ©sentes un peu partout, ou encore une sacristie construite au 15Ăšme siĂšcle sous Guillaume de Montjoie, ancien Ă©vĂȘque de la CathĂ©drale. L’intĂ©rieur de la CathĂ©drale est lui aussi riche d’histoire. Des tableaux, mettant en scĂšne la vie de MoĂŻse, aux cĂŽtĂ©s de fresques des 14Ăšme et 15Ăšme siĂšcles recouvrant les murs. Le cloĂźtre, inachevĂ©, vous permettra d’accĂ©der au Jardin des ÉvĂȘques, qui fut amĂ©nagĂ© Ă  la française au 17Ăšme siĂšcle. CathĂ©drale Saint-Nazaire Ă  BĂ©ziers © Le Pont Vieux Créé au 13Ăšme siĂšcle, le Pont Vieux est classĂ© aux monuments historiques depuis 1963. Son architecture est caractĂ©ristique du style roman du 12Ăšme siĂšcle. MalgrĂ© ses arches inĂ©gales, il fut jusqu’au milieu du 19Ăšme siĂšcle le seul passage possible au-dessus de l’Orb, sur le chemin de la Provence Ă  Toulouse. Charles VII et Louis XI le caractĂ©risait de pont “d’une grande anciennetĂ©, somptueux, et de grand Ă©difice”. En vous baladant Ă  pied ou Ă  vĂ©lo sur le pont, vous aurez une vue imprenable sur la CathĂ©drale Saint-Nazaire, situĂ©e juste au-dessus. Pont Vieux Ă  BĂ©ziers Les neufs Ă©cluses de Fonseranes Cet escalier d’eau, constituĂ© de huit Ă©cluses contiguĂ«s, est l’ouvrage majeur du Canal du Midi. Construit de 1676 Ă  1680, l’Octuple est un cadeau de Pierre-Paul Riquet Ă  sa ville natale BĂ©ziers. Autrefois appelĂ©s “l’escalier de Neptune”, les Ă©cluses Ă©taient une vĂ©ritable innovation technique pour l’époque. AprĂšs 350 ans d’existence, le site fut rĂ©amĂ©nagĂ© et modernisĂ©. Aujourd’hui, de nombreuses activitĂ©s sont mises en place au sein des Ă©cluses balades Ă  vĂ©lo, chasse au trĂ©sor pour les enfants, balades en bateau sur le canal du midi, ou encore sĂ©ance immersive de cinĂ©ma. Victime de son succĂšs, le site est devenu un lieu culte pour les habitants de BĂ©ziers et les touristes, c’est pourquoi il est le site le plus visitĂ© de l’HĂ©rault, et le 3Ăšme plus visitĂ© du Languedoc-Roussillon. Les 9 Ă©cluses sont Ă©galement inscrites au titre de Monuments Historiques depuis 1996. En visitant les 9 Ă©cluses, vous aurez peut-ĂȘtre la chance d’assister au passage des bateaux Ă  travers les Ă©cluses, et de voir le systĂšme en fonctionnement ! Les neufs Ă©cluses de Fonseranes © Les ArĂšnes Symbole de l’art tauromachique, les ArĂšnes de BĂ©ziers furent construites en 1897, suite Ă  l’incendie des anciennes arĂšnes. La toute premiĂšre corrida eu lieu avant mĂȘme que les travaux soient finis ! Les ArĂšnes offrent 13 500 places, ce qui a permis Ă  la ville de BĂ©ziers de devenir l’une des toutes premiĂšres places taurines de France. Des toreros de renom et des ganaderias se sont succĂ©dĂ©s dans l’enceinte des ArĂšnes, mais le site a aussi servi pour d’autres reprĂ©sentations. Spectacles de variĂ©tĂ©s, reprĂ©sentations lyriques, concerts ou encore Ă©vĂ©nements sportifs ont participĂ© Ă  la renommĂ©e des ArĂšnes de BĂ©ziers. Aujourd’hui, les ArĂšnes sont au cƓur des FĂ©rias de BĂ©ziers qui ont lieu chaque annĂ©e au mois d’AoĂ»t. Les corridas se succĂšdent et laissent place Ă  la fĂȘte dans le centre ville de la citĂ©. Tous les ans, des centaines de personnes se dĂ©placent pour assister au spectacle ! Les ArĂšnes de BĂ©ziers © Les AllĂ©es Paul Riquet Les allĂ©es Paul-Riquet sont l’endroit favori des biterrois pour se promener et flĂąner dans la ville. Construites en 1827, elles marquent la limite entre la ville historique antique et mĂ©diĂ©vale, et la “nouvelle” ville, plus moderne car elle s’est dĂ©veloppĂ©e au milieu du 19Ăšme allĂ©es prirent le nom du crĂ©ateur du canal du midi, Pierre-Paul Riquet, dont la statue se dresse au milieu du paseo. De part et d’autres des allĂ©es, vous pourrez facilement accĂ©der Ă  la place Jean-JaurĂšs, au théùtre municipal ou au Plateau des PoĂštes. Les allĂ©es sont un lieu de passage trĂšs frĂ©quentĂ©. Tous les vendredis, vous y retrouverez le cĂ©lĂšbre marchĂ© aux fleurs, qui parsĂšme la promenade de jolies couleurs. Les AllĂ©es Paul Riquet de BĂ©ziers © Le Plateau des PoĂštes SituĂ© au bout des allĂ©es Paul Riquet, ce jardin paysager de cinq hectares a Ă©tĂ© conçu au 19Ăšme siĂšcle par les frĂšres BĂŒlher, paysagistes renommĂ©s de cette Ă©poque. Le parc ne comporte aucune ligne droite, toutes les allĂ©es sont sinueuses. Les arbres, arbustes et fleurs proviennent de diffĂ©rents continents et embellissent les allĂ©es. Auparavant lieu de rendez-vous secret pour les couples, le plateau est aujourd’hui un lieu prisĂ© pour faire des promenades, le long du lac par exemple. En vous promenant, vous pourrez apercevoir les Ɠuvres du sculpteur biterrois Antonin Injalbert, l’oeuvre majeure du jardin Ă©tant le Titan situĂ© au milieu d’une des fontaines. Des bustes de poĂštes sont aussi prĂ©sents tout au long du parcours, pour faire rĂ©fĂ©rence aux noms des allĂ©es. Le Plateau des PoĂštes Ă  BĂ©ziers © Le vignoble aux alentours BĂ©ziers se situe au coeur du vignoble du Languedoc, l’un des plus grands en superficie et plus anciens de France. Vous retrouverez aux alentours de BĂ©ziers des appellations rĂ©gionales telles que les vins en IGP Pays d’Oc mais aussi des appellations locales telles que IGP CĂŽtes de Thongue ou encore l’AOC Picpoul de Pinet. Profitez-en pour visiter des domaines viticoles afin de dĂ©couvrir leur histoire et leurs vins. Domaines aux alentours de BĂ©ziers A seulement 15 minutes de BĂ©ziers, dans le village de Servian, le domaine de la Baume vous sĂ©duira de part son architecture avec sa magnifique bĂątisse historique, mais vous ne resterez pas non plus indiffĂ©rents vis-Ă -vis de leurs vins. Ils proposent une large gamme en IGP Pays d’Oc en travaillant des cĂ©pages rĂ©putĂ©s tels que le Sauvignon, le Chardonnay ou le Viognier en blanc, ou encore la Syrah, le Merlot ou le Cabernet Sauvignon en rouge. A 15 kilomĂštres de BĂ©ziers, le domaine de La Croix Belle est une propriĂ©tĂ© familiale depuis plus de deux siĂšcles. CertifiĂ© “Terra Vitis”, les vins y sont produits dans le respect du terroir local et de l’environnement. Sur place, vous aurez le choix entre une dĂ©gustation commentĂ©e des vins blanc rouge et rosĂ© ou bien une visite dĂ©gustation pour approfondir la dĂ©couverte du savoir-faire familial. A quelques kilomĂštres de PĂ©zenas, venez dĂ©couvrir l’Abbaye de Valmagne, abbaye Cistercienne du 12Ăšme siĂšcle. Le domaine cultive ses vins en agriculture biologique. Prenez le temps de vous balader dans ses jardins et de dĂ©couvrir son cloĂźtre et ses diffĂ©rents Ă©difices lors d’une visite de l’Abbaye, ou bien dĂ©guster leurs vins bios lors d’un repas au cƓur de l’Abbaye. Nous vous souhaitons une agrĂ©able dĂ©couverte de BĂ©ziers et de sa rĂ©gion ! Questions frĂ©quentes Quelles sont les meilleures activitĂ©s Ă  faire sur BĂ©ziers ? Quels vignobles dĂ©couvrir Ă  proximitĂ© de BĂ©ziers ? DĂ©couvrez notre recommandation de domaines Ă  visiter, reconnus pour la qualitĂ© de leurs vins et de leur accueil. Que dĂ©couvrir aux alentours de BĂ©ziers ? ï»ż204 idĂ©es sorties et activitĂ©s dans l'HĂ©rault 34 concerts, salons, sorties culturelles, exposition, visites guidĂ©es etc ..., l'agenda complet des sorties dans l'HĂ©rault 34 en Occitanie. Festival summer of love Du Dimanche 28 AoĂ»t au Lundi 29 AoĂ»t 2022 Mauguio - HĂ©rault C-Boris & Attrape RĂȘve s'associent pour la crĂ©ation d'un Payant - 40€ Tarifs fournis par l'organisateur MARDIS DE VALRAS Du Mardi 05 Juillet au Mardi 30 AoĂ»t 2022 Valras-plage - HĂ©rault L'Office de Tourisme BĂ©ziers MĂ©diterranĂ©e, vous donne rendez-vous Non communiquĂ© par l'organisateur LES MARDIS SALSA Du Mardi 24 Mai au Mardi 30 AoĂ»t 2022 BĂ©ziers - HĂ©rault La reprise des Mardis Salsa Ă©tait dĂ©jĂ  une trĂšs bonne nouvelle! Voici Non communiquĂ© par l'organisateur 1 123456 À 11 h au centre de vaccination contre la variole du singe du CeGidd, Ă  Montpellier, en fin de matinĂ©e au centre de soins non programmĂ©s de l'hĂŽpital Saint-Loup Ă  Agde, et l'aprĂšs-midi aux urgences et Ă  la maison mĂ©dicale de garde de l'hĂŽpital de BĂ©ziers, pour finir par l'inauguration de la clinique Saint-Jean Ă  Saint-Jean de VĂ©das le ministre de la SantĂ© François Braun, ancien prĂ©sident de Samu Urgences de France effectue ce mardi un long dĂ©placement dans l'HĂ©rault, au cƓur d'un Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme celui de tous les dangers pour le systĂšme de santĂ©, Ă  bout de souffle faute de s'ĂȘtre adaptĂ©, Ă©puisĂ© par deux ans et demi de Covid. À l'heure des grands chantiers, le ministre ouvre des pistes. Monsieur le ministre, l'Ă©tĂ© touche Ă  sa fin a-t-il Ă©tĂ© serein dans nos hĂŽpitaux et nos cliniques, alors qu'un certain nombre de craintes exprimĂ©es en mai et juin dernier sur la capacitĂ© Ă  prendre en charge les patients, notamment aux urgences, ce qui a fait l'objet de la "mission flash" que vous avez pilotĂ©e ? J'aimerais pouvoir dire que l'Ă©tĂ© touche Ă  sa fin mais ce n'est pas le cas. Les mesures d'urgence, les mesures "flash" sont fonctionnelles jusqu'Ă  fin septembre,nous avons encore un mois compliquĂ© devant nous. Le temps des conclusions n'est pas encore venu. Effectivement pour l'instant, et je rends hommage aux professionnels de terrain mais aussi Ă  l’ensemble des agents du ministĂšre, qui ont vraiment fait preuve d’un engagement total pendant ces premiers mois pour rendre ces mesures opĂ©rationnelles, la situation semble plutĂŽt stable, voire en lĂ©gĂšre amĂ©lioration aprĂšs le 15 aoĂ»t pour les services d'urgences. Mais la situation reste difficile. Elle reste difficile dans les maternitĂ©s, difficiles au niveau de la psychiatrie. Nous ne sommes pas complĂštement sortis de cette pĂ©riode compliquĂ©e qui justifie pleinement, s’il en Ă©tait besoin, une rĂ©novation de notre systĂšme de santĂ©. Celle-ci apparaĂźt encore plus indispensable. Y a-t-il eu un fonctionnement en mode "dĂ©gradĂ©", pour utiliser le vocable des soignants, oĂč les choses ont-elles Ă©tĂ© fluides ? Pour l'instant, je n'ai pas eu d'Ă©chos ou de difficultĂ©s particuliers concernant la prise en charge des patients. C'est ma premiĂšre prĂ©occupation celle que nos concitoyens aient une rĂ©ponse Ă  leurs besoins de santĂ©. Je ne partage pas le terme "dĂ©gradĂ©" ce n'est pas parce qu'on change un mode de fonctionnement qu'il est dĂ©gradĂ©. Ce qui reste essentiel, c'est que les urgences "absolues", les urgences vitales, soient toujours assurĂ©es. C'est bien le cas, comme j’ai l’occasion de m’en rendre compte chaque semaine sur le terrain. AprĂšs, il y a un changement de parcours des patients qui peuvent ĂȘtre pris en charge autrement la rĂ©gulation mĂ©dicale peut ĂȘtre faite par le Samu ou Ă  l'entrĂ©e des services d'urgences, qui n'ont plus la capacitĂ© de tout faire, et de supplĂ©er Ă  l'ensemble du systĂšme de santĂ©. Nos collĂšgues libĂ©raux s'organisent trĂšs bien, de maniĂšre diffĂ©rente, d'un territoire Ă  l'autre, pour venir en soutien des services d'urgences et reprendre leur activitĂ© de soins non programmĂ©s qu'ils avaient eu un peu, c'est vrai, tendance Ă  laisser au service des urgences. "Trois Ă  quatre personnes sur dix viennent aux urgences alors qu'elles pourraient ĂȘtre prises en charge ailleurs" Faudra-t-il se rĂ©soudre Ă  fonctionner ainsi Ă  l'avenir, ne pas se rendre systĂ©matiquement aux urgences comme cela a Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ© en Occitanie cet Ă©tĂ©, ou est-ce inenvisageable au-delĂ  ? La problĂ©matique des services d'urgences, que je connais bien, est double il y a ceux qui viennent aux urgences alors qu'ils pourraient ĂȘtre pris en charge ailleurs, cela reprĂ©sente trois Ă  quatre personnes sur dix. Et puis il y a la problĂ©matique des personnes qui "stagnent" aux urgences parce qu'on ne trouve pas de lits d'hospitalisation rapidement pour les hospitaliser. Pour, Ă  l'avenir agir sur ces deux facteurs de dysfonctionnement des urgences, pour le bien des patients et des soignants, il faut agir sur ces deux leviers l'amont, c'est la rĂ©gulation mĂ©dicale. Je ne vois pas pourquoi ce qui a Ă©tĂ© mis en place ne serait pas pĂ©rennisĂ© si cela fonctionne. La rĂ©gulation mĂ©dicale entraĂźne une meilleure prise en charge des patients. Quand vous avez une angine ou quand vous avez mal au genou, vous ĂȘtes mieux pris en charge par un gĂ©nĂ©raliste. Puis il y a cette problĂ©matique de l'aval, pour laquelle des mesures ont Ă©tĂ© proposĂ©es, comme par exemple l'accueil de patients ĂągĂ©s directement dans les services. Des outils diffĂ©rents ont Ă©tĂ© mis en place. On va pouvoir en Ă©valuer l'efficacitĂ© fin septembre. Et lĂ  aussi, il faudra aussi agir sur cet aval. Comme je le rĂ©pĂšte souvent, les services d'urgences ne sont que la partie Ă©mergĂ©e de l'iceberg des difficultĂ©s d'un systĂšme de santĂ© et c'est bien sur l'ensemble des difficultĂ©s que je compte agir. Avec, pour finir sur les urgences, des problĂšmes de saturation du 15 selon les rĂ©gions... Les informations que j'ai, qui me sont remontĂ©es par les Samu eux-mĂȘmes, ne font pas Ă©tat de ces dĂ©lais dĂ©lirants qu'on a pu lire dans la presse. Les appels sont pris en charge par un assistant mĂ©dical dans la minute et sont ensuite rĂ©orientĂ©s, et c'est dans la rĂ©orientation vers un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste qu'il peut y avoir des dĂ©lais d'attente qui sont beaucoup plus longs. Mais il faut ĂȘtre trĂšs clair on ne parle pas lĂ  d'urgence vitale. Il faut lĂ  aussi attendre les rĂ©sultats de septembre pour un bilan complet. D'ores et dĂ©jĂ , la supposĂ©e augmentation d'appels au 15 pendant l'Ă©tĂ©, + 20 % Ă©voquĂ©s dans la presse, existe dĂ©jĂ  depuis le mois de janvier. Ce n'est pas un effet de l'Ă©tĂ©. Les zones touristiques ont eu plus d'appels mais c'est normal, ça veut dire que nos concitoyens ont bien entendu le message et l'appliquent. Mais il n'y a pas d'explosion des passages aux urgences, ça montre donc que c'est efficace. Enfin, les Ă©quipes de tĂ©lĂ©mĂ©decine accompagnĂ©es par une infirmiĂšre sont aussi particuliĂšrement efficaces elles Ă©vitent globalement deux-tiers de passages aux urgences. On voit bien que cet apport de la rĂ©gulation mĂ©dicale est plutĂŽt positif sur le dispositif. Est-ce que l'automne sera apaisĂ© dans les hĂŽpitaux, dans un contexte qu'on a vu difficile, avec des Ă©quipes fatiguĂ©es, des rancƓurs sur les augmentations de salaires du SĂ©gur soit jugĂ©es insuffisantes, soit inexistantes pour certains... les choses restent-elles compliquĂ©es Ă  l'aube, peut-ĂȘtre, d'une nouvelle vague Ă©pidĂ©mique de Covid ? Notre systĂšme de santĂ© est malade. Et ce n'est pas avec des incantations pendant trois mois qu'on va rĂ©gler le problĂšme. C'est tout l'intĂ©rĂȘt de cette concertation des parties prenantes qui va dĂ©marrer en mĂȘme temps que le Conseil national de la refondation portĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique et qui va permettre de revoir l'organisation de notre systĂšme de santĂ©. Nous avons un systĂšme de santĂ© qui est aujourd'hui basĂ© sur l'offre de soins et non pas sur les besoins de santĂ© de la population. C'est cette transformation que je veux conduire avec les soignants, bien sĂ»r, mais aussi avec les soignĂ©s et avec les Ă©lus. "Il y aura en fin d'annĂ©e des mesures extrĂȘmement prĂ©cises et opĂ©rationnelles" Les consultations ont dĂ©jĂ  dĂ©marrĂ© ? Nous avons commencĂ© Ă  travailler au niveau du ministĂšre bien sĂ»r. Depuis que je suis arrivĂ©, j’échange avec l'ensemble des parties prenantes professionnelles. Nous allons commencer dĂ©but septembre la consultation de nos concitoyens sous diffĂ©rentes formes. Cela doit nous permettre de prendre en fin d'annĂ©e des mesures extrĂȘmement prĂ©cises et opĂ©rationnelles. DĂ©but 2023, les territoires auront ainsi accĂšs Ă  une boĂźte Ă  outils. Monsieur le ministre, est-ce que le constat on ne le connaĂźt pas dĂ©jĂ  ? Il faut poser la question aux dĂ©putĂ©s Nupes qui trouvent que les diagnostics n'existent pas puisqu'ils retournent faire des diagnostics. Mais ça vous agace ? AprĂšs avoir annoncĂ© que la mission flash ne sert Ă  rien parce que les diagnostics sont connus, vouloir aller dans les hĂŽpitaux pour faire les mĂȘmes diagnostics... c'est peut-ĂȘtre une agitation inutile ou non opĂ©rationnelle. Plus sur des critĂšres politiques que sur la volontĂ© de faire avancer les choses. Vous avez raison, je pense que les grands Ă©lĂ©ments du diagnostic sont connus, mais vous savez, moi, je reste humble et prudent parce que nos concitoyens font remonter des problĂšmes, des solutions, qu'on n'a pas forcĂ©ment en tĂȘte. Je pense que c'est toujours bien de leur demander leur avis. La mission flash a dĂ©jĂ  proposĂ© des outils, j'en ai d'autres, il faut aussi voir s'ils ne sont pas thĂ©oriques, c'est pour cette raison que je continue les dĂ©placements pour aller voir ce qui se fait sur le terrain car c'est de lĂ  que remonteront les solutions. Pour ĂȘtre trĂšs concret ? Il serait particuliĂšrement malvenu de donner des solutions alors que les consultations sont en cours et qu’une phase d’écoute des Français va dĂ©buter. Des solutions, il y en a toujours plein, on a vu dans la mission flash qu'il ne suffit pas d'avoir de grandes incantations, il faut creuser les sujets. Ce que je peux vous dire, c'est que l'Ă©galitĂ© d'accĂšs Ă  la santĂ© est ma prioritĂ©. Toutes les dĂ©cisions que je serai amenĂ© Ă  prendre iront dans ce sens. Avec une logique qui restera toujours la mĂȘme et qui est ma ligne de conduite Ă©couter, agir et Ă©valuer pour voir s'il y a une rĂ©elle utilitĂ©. "Il faut que les soignants fassent du soin et pas de la paperasse" Mais peut-on envisager d'augmenter par exemple le nombre des soignants dans les hĂŽpitaux ? On peut aller partout. Il faudrait dĂ©jĂ  pouvoir remplir les postes vacants dans nos hĂŽpitaux. Et comprendre pourquoi les gens quittent ces formidables mĂ©tiers du soin. Je veux redonner du sens Ă  ces mĂ©tiers, c'est ça qui est important. Dans le programme d'Emmanuel Macron, il y avait dĂ©jĂ  des choses sur la diminution des tĂąches bureaucratiques pour que les soignants fassent du soin et pas de la paperasse. Votre visite dans l'HĂ©rault, ce mardi, s'inscrit dans cette recherche de solutions innovantes sur le territoire ? Oui, il y a des choses innovantes partout, et ça me rĂ©jouit. Je vais venir voir le centre de soins non programmĂ©s de l'hĂŽpital Saint Loup, par exemple, la maison mĂ©dicale de garde Ă  BĂ©ziers, une clinique de Montpellier qui s'est investie... sur le terrain, je vois que les gens ont pris les choses en main. Vous visitez le public comme le privĂ©, pas forcĂ©ment au CHU du Montpellier ? Je passerai par un service du CHU de Montpellier, le CeGIDD. La responsabilitĂ© est collective, pour le public comme pour le privĂ©, les CHU comme les hĂŽpitaux, et c'est en travaillant ensemble comme on l'a fait pendant le Covid, que nous allons pouvoir redresser notre systĂšme de santĂ©. Au CeGIDDid de Montellier, on vaccine contre la variole du singe... est-ce que l'expĂ©rimentation qui a Ă©tĂ© menĂ©e dans les pharmacies et qui a reçu un avis favorable de l'AcadĂ©mie va ĂȘtre Ă©largie ? Moi, je veux ĂȘtre pragmatique et rĂ©pondre aux besoins. Actuellement, quelle est la situation ? La France est le pays europĂ©en le plus mobilisĂ© dans la gestion de cette crise, l'OMS vient de nous reconnaĂźtre d'ailleurs comme exemplaires, tant par la rĂ©alisation extrĂȘmement prĂ©coce, car nous sommes un des trois pays Ă  avoir mis en place cette vaccination prĂ©ventive, que par la gratuitĂ© de la vaccination comme des tests. Aujourd'hui, nous avons libĂ©rĂ© plus de 100 000 doses du stock stratĂ©gique et 46 800 personnes ont Ă©tĂ© vaccinĂ©es en France, ce qui nous place dans les tout premiers pays au ratio de la population, c'est 3000 injections par jour, sur 188 lieux de vaccination, vous voyez qu'on couvre trĂšs largement le territoire national. Il y a une expĂ©rimentation en cours dans cinq officines, une Ă©valuation plus prĂ©cise sera conduite Ă  la fin du mois. On rĂ©pond actuellement Ă  la demande, il y a des crĂ©neaux disponibles partout en France. S'il devait y avoir un rebond, on adapterait notre stratĂ©gie par cette possibilitĂ© ouverte aux pharmacies. Aujourd'hui, on en est Ă  2890 cas recensĂ©s en France. Vous n'avez pas d'inquiĂ©tude particuliĂšre, de signaux alarmants ? Pour les Ă©pidĂ©mies, nous savons depuis deux ans et demi qu'il faut ĂȘtre humble et prudent. Nous surveillons ça de maniĂšre prĂ©cise. La proportion d'hospitalisation reste trĂšs faible. Sur le Covid, va-t-on vers une nouvelle obligation vaccinale en automne ? DĂ©jĂ , aujourd'hui, nous connaissons la fin de la septiĂšme vague, avec une diminution importante des contaminations, avec un "R" Ă  0,6, et des hospitalisations. Notre nouveau comitĂ© de veille et d’anticipation des risques sanitaires signale qu'il va y avoir un rebond avec un nouveau pic en automne, nous aurons bien entendu une campagne de vaccination, sur les mĂȘmes publics cibles, les plus de 60 ans. La haute autoritĂ© de santĂ© sera Ă  nouveau saisie dĂšs qu'il y aura une augmentation du nombre de cas, et je me fierai Ă  l'avis des scientifiques pour voir quelle est la population cible Ă  vacciner. C’est ce que nous avons fait depuis le dĂ©but de la crise et cela ne changera pas. "Des vaccins plus adaptĂ©s Ă  Omicron arrivent" Avec de nouveaux vaccins ? On a l'arrivĂ©e de vaccins plus adaptĂ©s Ă  Omicron et de vaccins bivalents. J'attends lĂ  aussi l'avis des autoritĂ©s scientifiques pour l'utilisation de ces vaccins en France. Mais il est fort probable que nous pourrons vacciner avec ce type de vaccin plus adaptĂ© Ă  la circulation du BA5, le variant qui circule actuellement. Envisagez-vous de conseiller de remettre les masques en espace clos avec les premiers froids ? L'obligation dĂ©pendra de l'Ă©volution de l'Ă©pidĂ©mie, bien entendu. Maintenant, je fais appel Ă  la conscience et Ă  la responsabilitĂ© de nos concitoyens. Quand nous sommes sur des lieux oĂč nous sommes les uns sur les autres, il vaut mieux porter le masque, ça protĂ©gera les plus fragiles du Covid, et aussi de la grippe, c'est une bonne habitude Ă  prendre et un rĂ©flexe qui est bien connu des Français dĂ©sormais. Quid des rĂ©intĂ©grations des soignants non vaccinĂ©s, c'est toujours "non", comme l'a conseillĂ© il y a un mois la haute autoritĂ© de santĂ© ? Vous avez rĂ©pondu. Je suis l'avis de la haute autoritĂ© de santĂ©, mais pas que, de l'AcadĂ©mie de mĂ©decine, ou des conseils de l'ordre. Je suis cet avis, et s'il devait changer, j'aurais peut-ĂȘtre une analyse diffĂ©rente. "L'obligation d'installation est une mauvaise solution" Trois derniĂšres questions, plutĂŽt sur les problĂ©matiques de territoire allez-vous prendre Ă  bras-le-corps cette question des dĂ©serts mĂ©dicaux sur laquelle on a quasiment tout essayĂ©, le salariat, les incitations financiĂšres... que peut-on faire d'autre, Ă  part obliger les jeunes mĂ©decins Ă  s'installer sur ces territoires ? L'obligation d'installation des jeunes est une mauvaise solution. Non pas parce que ça ne leur ferait pas plaisir mais parce que ça ne marche pas. C'est une vraie fausse bonne solution. Je prends cette problĂ©matique des dĂ©serts mĂ©dicaux trĂšs Ă  cƓur, je suis ministre de la santĂ© et de la prĂ©vention, je suis aussi ministre des dĂ©serts mĂ©dicaux. Je n'ai pas envie qu'ils persistent. Cette inĂ©galitĂ© territoriale n'est plus acceptable. Il y a des solutions, et il n'y a pas deux dĂ©serts mĂ©dicaux identiques Ă  Lunel, ce n'est pas la mĂȘme chose que dans le quart nord-est de la France, ni en Bretagne. En la matiĂšre, l'habitude que nous avons de faire des solutions pyramidales, qui descendent d'en haut et qui s'appliquent partout n'est pas une bonne solution, ça ne marchera pas. Il y a plusieurs choses qu'il faut mettre en place, dans une temporalitĂ© diffĂ©rente. On a vu que les assistants mĂ©dicaux, mis en place dans le cadre de "ma santĂ© 2022", permettent d'augmenter de 10 % la clientĂšle d'un mĂ©decin, c'est Ă©norme. On a eu le chiffre au dĂ©but de l'Ă©tĂ©. 500 000 de nos concitoyens ont ainsi trouvĂ© un mĂ©decin traitant. Il faut accĂ©lĂ©rer ce dĂ©veloppement, c'est essentiel. À moyen terme, nous n'allons pas obliger les jeunes mĂ©decins Ă  faire des stages dans les zones sous denses, nous allons les faciliter. C'est parfois une simple question de logement... les Ă©lus que j'ai rencontrĂ©s y sont sensibles. Le meilleur moyen pour qu'ils s'installent lĂ , c'est qu'ils y fassent des stages trĂšs tĂŽt. Je suis persuadĂ© que ça peut fonctionner. Bien entendu, le numerus clausus nous donne la possibilitĂ© d'augmenter le nombre d'Ă©tudiants en mĂ©decine. Et il y a d'autres outils, la tĂ©lĂ©-expertise, la tĂ©lĂ©consultation... On a un panel de solutions qui va encore s'enrichir, mais il n'y a pas de solutions miracle Ă  la dĂ©sertification mĂ©dicale contrairement Ă  ce que certains veulent nous faire croire. Croire cela, c'est mentir aux Français. Certaines de ces solutions agiront trĂšs rapidement, d'autres dans quinze ans, comme les parcours d'excellence que je veux mettre en place pour les jeunes issus de ces territoires sous dotĂ©s pour leur donner envie de faire ces Ă©tudes, leur expliquer que ce n'est pas impossible, qu'on les aidera. Il n'y a pas de dĂ©sert mĂ©dical, il y a des dĂ©serts tout court. Et enfin, derniĂšre solution, dans la libĂ©ration du temps mĂ©dical, il y a le transfert d'actes et de temps mĂ©dical Ă  un professionnel de santĂ© sous la coordination d'un mĂ©decin. Ne pas trouver de mĂ©decin traitant ou attendre un an pour un rendez-vous chez un dermatologue, ce n'est donc pas inĂ©luctable ? Absolument pas. Nous sommes dans cette situation parce que nous avons un systĂšme de santĂ© basĂ© sur l'offre et non pas sur la rĂ©ponse aux besoins. Et nous avons tous une responsabilitĂ© collective. Ce week-end, aux portes de Montpellier, il a encore fallu 11 h Ă  une famille pour faire constater un dĂ©cĂšs, la mĂȘme situation s'est produite en juin Ă  SĂšte, c'est un symptĂŽme de quoi, des dĂ©serts mĂ©dicaux ? C'est une situation qui est inacceptable pour la famille, dĂ©jĂ , et donc pour moi. Ce n'est malheureusement pas nouveau. Il est bon de rappeler que dans le code de dĂ©ontologie, le respect de la personne s'Ă©tend au-delĂ  de la vie. Cela fait partie des situations oĂč le besoin de santĂ© n'est pas couvert. Des territoires ont trouvĂ© des solutions. C'est une responsabilitĂ© collective. Si elle n'est pas assumĂ©e, je saurai prendre les dĂ©cisions qui s'imposent. Qu'est-ce qui change quand on passe de la prĂ©sidence du collectif Samu urgences de France, qui dĂ©nonce des dysfonctionnements, Ă  la place de ministre ? On voit notre systĂšme de santĂ© de maniĂšre diffĂ©rente. C'est extrĂȘmement motivant. Je comprends mieux certaines choses. Si je n'avais pas l'espoir de changer les choses, je ne serais pas Ă  ce poste. Quand on est urgentiste, on n'a pas peur de grand-chose. J'irai au bout, au moins de mes convictions et de ce que je crois ĂȘtre bon pour la santĂ© des Français. L'HĂ©rault n’est dans la liste des dĂ©partements sous surveillance », dĂ©voilĂ©e par le premier ministre, Jean Castex, le 25 fĂ©vrier. Mais ces derniers jours, sur le front hĂ©raultais, certaines nouvelles ne sont pas bonnes dans plusieurs secteurs du dĂ©partement, les taux d’incidence du Covid-19 ont l’agglomĂ©ration de Lunel, par exemple, le chiffre a doublĂ© en une semaine, passant de 202 pour habitants, le 20 fĂ©vrier, Ă  404, le 28 fĂ©vrier. Et Ă  Cournonterral, oĂč s’est tenu le 17 fĂ©vrier, malgrĂ© l’interdiction, le carnaval des Pailhasses, il a bondi de 200 Ă  704, a pointĂ© le prĂ©fet de l’HĂ©rault, Jacques Witkowski, ce mardi. Des difficultĂ©s localisĂ©es »Alors, faut-il craindre pour l’HĂ©rault ? Pour l’instant, si certains territoires du dĂ©partement ont vu leurs indicateurs flamber, le taux d’incidence moyen est de 184. C’est moins que dans le Gard 199 et la Haute-Garonne 192. Et beaucoup moins que la moyenne en France 222. La mĂ©tropole de Montpellier, elle, fait mĂȘme partie des grandes agglomĂ©rations de France oĂč le taux d’incidence est le plus bas 148.Mais, dĂ©plorait le maire, MichaĂ«l Delafosse PS, lundi, nous constatons une remontĂ©e inquiĂ©tante depuis quatre ou cinq jours ». L’épidĂ©mie n’évolue pas toujours de maniĂšre homogĂšne au sein mĂȘme des dĂ©partements, confie Pierre Ricordeau, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence rĂ©gionale de santĂ© ARS d’Occitanie. L’HĂ©rault est un dĂ©partement dont l’incidence a eu tendance Ă  augmenter, mais il partait de relativement bas par rapport aux autres dĂ©partements de la rĂ©gion. Il se situe aujourd’hui dans la moyenne haute de la rĂ©gion, avec, effectivement, de difficultĂ©s localisĂ©es, comme le Lunellois, mais aussi le Biterrois. » Le directeur de l’ARS se dit vigilant » au regard de ces situations. La situation se dĂ©grade de façon prĂ©occupante » Ă  LunelSelon les chiffres publiĂ©s ce mardi par l’ARS, si le nombre d’hospitalisations de personnes atteintes par le Covid-19 est en lĂ©gĂšre baisse dans l’HĂ©rault 226, une de moins que le 26 fĂ©vrier, le chiffre des patients placĂ©s dans des services de rĂ©animation ou de soins critiques a augmentĂ© 61, contre 55 le 26 fĂ©vrier. Par ailleurs, 11 dĂ©cĂšs de plus en quatre jours sont Ă  dĂ©plorer dans des Ă©tablissements de santĂ© de l’HĂ©rault, soit 656 depuis le dĂ©but de l’épidĂ©mie, il y a prĂšs d’un an. C’est le bilan le plus grave en Lunel, le prĂ©fet a mis en place plusieurs mesures pour tenter d’enrayer l’inquiĂ©tante progression du virus des actions de prĂ©vention sont menĂ©es auprĂšs des habitants, les contrĂŽles de la gendarmerie ont Ă©tĂ© renforcĂ©s et les Ă©tablissements scolaires lunellois priorisĂ©s dans le dĂ©ploiement des tests salivaires promis par l’Education nationale. Des doses de vaccin supplĂ©mentaires vont aussi ĂȘtre envoyĂ©es dans le Lunellois. La situation se dĂ©grade de façon prĂ©occupante sur cette partie du territoire, avec une accĂ©lĂ©ration de la propagation du virus », avait alertĂ© la prĂ©fecture, lundi. Le week-end est assez crucial »Pour Jacques Reynes, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Montpellier, les prochains jours seront dĂ©terminants pour le dĂ©partement de l’HĂ©rault. La part du variant anglais a augmentĂ© trĂšs significativement,​ mais de façon trĂšs rĂ©cente, en Occitanie, et en particulier autour de Montpellier, confie le professeur Ă  20 Minutes. Et manifestement, ce variant a des propensions d’extension plus fortes que le virus original, et donc, nous risquons, de faire face, dans les dix Ă  quinze jours, Ă  une augmentation des cas de Covid-19, majorĂ©e par la problĂ©matique des deux ou trois foyers, probablement liĂ©s Ă  des fĂȘtes, qui existent aujourd’hui dans l’HĂ©rault. »​Le risque, poursuit Jacques Reynes, c’est que des personnes touchĂ©es par le Covid-19 dans ces clusters, Ă  Lunel ou Ă  Cournonterral, bougent ». Le week-end est assez crucial, reprend le professeur. Si l’on n’est pas encore confinĂ©, le danger, c’est que ces personnes, qui ont appartenu, ou qui appartiennent, aux foyers, se dĂ©placent pour des courses ou pour des promenades
 Et que cela diffuse le virus. »

que faire aujourd hui dans l hérault