12En effet, l’article 287 du Code civil pose le principe selon lequel les parents exercent en commun l’autoritĂ© parentale quelle que soit leur situation juridique c’est-Ă -dire qu’ils soient mariĂ©s ou non ou encore divorcĂ©s. 13 La loi rattache l’exercice de l’autoritĂ© parentale Ă  l’établissement d’un lien de filiation. CivilCode Article 543 and the Problem of Partition by Licitation of Property Subject to a Usufruct Christina Berthelot Peck 2d 1230 (La. App. 3d Cir.), cert. denied, 373 So. 2d 546 (La. 1979). 13. The policies underlying the prohibition include preserving the usufruct granted by LA. CIv. CODE art. 890 and preventing usufructuaries and naked owners from forcing a perfect Article9 When conducting a civil activity, a person of the civil law shall act in a manner that facilitates conservation of resources and protection of the ecological environment. Article 10 Civil disputes shall be resolved in accordance with law. Where the law does not specify, custom may be applied, provided that public order and good morals may not be codecivil le prĂ©cise : « La sĂ©paration des parents est sans incidence sur les rĂšgles de dĂ©volution de l’exercice de l’autoritĂ© parentale. Chacun des pĂšre et mĂšre doit maintenir des relations personnelles avec l’enfant et respecter les liens de celui-ci avec l’autre parent. » (Article 373-2). lentrĂ©e et le sĂ©jour des Ă©trangers (cf. ordonnance n° 2000-373 du 26 avril 2000 relative aux conditions d’entrĂ©e et de sĂ©jour des Ă©trangers Ă  Mayotte). Le nouveau dispositif prĂ©voit que l’aide juridictionnelle peut-ĂȘtre accordĂ©e sans condition de rĂ©sidence aux Ă©trangers lorsqu’ils bĂ©nĂ©ficient d’une ordonnance de protection en vertu de l’article 515-9 du code civil Dịch VỄ Hỗ Trợ Vay Tiền Nhanh 1s. Vous trouverez dans cet article un exemple de cas pratique en Droit civil pour les Ă©tudiants en premiĂšre annĂ©e de droit Droit civil - Introduction au droit intĂ©gralement avez d’abord l’énoncĂ© du cas pratique retranscrit, puis la correction cas pratique est actualisĂ© et Ă  jour des derniĂšres Ă©volutions cas pratique est composĂ© de deux sous cas » portant sur les thĂšmes suivants La preuve en droit civilL’application de la loi dans le tempsCes thĂšmes font frĂ©quemment l'objet d'examens en premiĂšre annĂ©e de est que vous puissiez avoir un exemple de cas pratique intĂ©gralement rĂ©digĂ© en vue de vos examens d’Introduction au le temps de lire l’énoncĂ© et essayez de le faire dans les conditions de l’ du cas pratique Introduction au droitCas pratique n°1 – ThĂšme La preuve en droit civilJean PIGEON et Remy SANSOUS sont amis de longue date. Ils ont de nombreux points communs et passent la plupart de leur temps Ă  rigoler lorsqu’ils sont tous les deux. Toutefois, un trait de la personnalitĂ© de RĂ©my Ă©nerve Jean Remy n’a jamais d’argent et prend l’habitude de se faire inviter Ă  chaque fois qu’ils vont boire un verre
Un soir, le 29 avril 2020, alors qu’ils prennent un verre Ă  la terrasse d’un cafĂ©, Remy explique Ă  Jean qu’il a trouvĂ© une idĂ©e de business en ligne » Ă  dĂ©velopper dans le domaine des paris sportifs. Il en est convaincu ce projet le rendra riche. Tout ce dont il a besoin c’est d’une somme de 10 000 euros pour lancer son finit par se laisser convaincre de lui prĂȘter cette somme mais demande Ă  son ami de lui faire une reconnaissance de dette pour officialiser ce prĂȘt sans intĂ©rĂȘts. AprĂšs tout, il s’agit d’une forte somme et il ne croit pas vraiment en la capacitĂ© de remboursement de son ami
 Aucun problĂšme ! » lui rĂ©pond RĂ©my qui tĂ©lĂ©charge immĂ©diatement un modĂšle d’acte sous seing privĂ© sur internet, l’imprime et le remplit Ă  la main. Il reconnait lui devoir la somme de dix mille euros » et s’engage Ă  lui rendre cette somme au plus tard dans 3 mois mais ne prend pas le temps de noter cette somme en chiffre. Ce soir-lĂ , un autre ami, GrĂ©goire JAITOUVU, qui s’était joint Ă  eux, assiste Ă  la scĂšne d’un air mois plus tard, Jean PIGEON n’ayant plus de nouvelles de son ami », qui ne rĂ©pond plus Ă  ses messages et appels, se rend chez lui et lui demande de lui rembourser la somme prĂȘtĂ©e. RĂ©my lui rĂ©pond avec Ă©tonnement Mais tu m’as donnĂ© cette somme, je ne te dois rien ! Pars de chez moi ou j’appelle la police ! ».Fou de rage, Jean PIGEON, qui a toujours avec lui la reconnaissance de dette, est dĂ©cidĂ© Ă  demander en justice le remboursement de son prouver que RĂ©my SANSOUS lui doit 10 000 euros ?Cas pratique n°2 – ThĂšme L’application de la loi dans le temps Jean PIGEON travaille en tant qu’ingĂ©nieur dans une grande entreprise depuis le 2 avril 2018. Avec son collĂšgue, Corentin PACONTENT ils trouvent qu’ils travaillent trop et qu’ils n’ont pas assez de vacances 5 semaines de congĂ©s payĂ©s par an, c’est insuffisant ! » s’énervent frĂ©quemment les deux de chance, Emmanuel Macron, aprĂšs de longues discussions avec des reprĂ©sentants des Gilets Jaune vient de cĂ©der Ă  une de leur revendication accorder aux salariĂ©s du secteur privĂ© une sixiĂšme semaine de congĂ© payĂ©. Le Parlement vote cette loi qui entre en vigueur le 1er septembre 2020 situation inventĂ©e de toute piĂšce, vous l’aurez compris, pour les besoins du cas pratique
.Mais la joie de Jean PIGEON et de Corentin PACONTENT n’est que de courte durĂ©e puisqu’ils reçoivent un courrier de leur entreprise leur expliquant que leur contrat de travail ayant Ă©tĂ© conclu avant l’entrĂ©e en vigueur de cette nouvelle loi, la sixiĂšme semaine de congĂ©s payĂ©s ne leur sera pas applicable en vertu, d’aprĂšs le directeur des ressources humaines, du principe de survie de la loi ancienne ».Le Directeur des ressources humaines a-t-il raison ?Correction du cas pratiqueCorrection du cas pratique n°1 PreuveFaits Par un acte du 29 avril 2020 un emprunteur a reconnu devoir la somme de dix mille euros. Cet acte ne porte pas la mention en chiffres de la somme de droit Sur qui repose la charge de la preuve ?Solution en droit Il faut tout d’abord dĂ©terminer sur qui pĂšse la charge de la preuve. En vertu de l’article 1353 alinĂ©a 1 nouveau du Code civil, celui qui rĂ©clame l’exĂ©cution d’une obligation doit la prouver ». Cette solution est confirmĂ©e par l’article 9 du Code de procĂ©dure civile qui impose au demandeur de prouver les faits nĂ©cessaires au succĂšs de sa en l’espĂšce En l’espĂšce, Jean rĂ©clame Ă  RĂ©my l’exĂ©cution de son obligation de lui restituer la somme de 10 000 euros. C’est donc Ă  lui de prouver sa de droit La preuve d'un acte juridique d'une valeur de 10 000 euros peut-elle se faire par acte sous seing privĂ© ?Solution en droit En application de l’article 1359 du Code civil, un Ă©crit est nĂ©cessaire pour rapporter la preuve d’un acte juridique supĂ©rieur Ă  1500 euros. Il peut s’agir d’un acte authentique, d’un acte sous seing privĂ© ou d’un acte sous signature privĂ© contresignĂ© par un ce qui concerne l’acte sous seing privĂ©, celui-ci doit respecter certaines conditions pour ĂȘtre valable. Ainsi, lorsque l’acte constate un engagement unilatĂ©ral comme un acte de cautionnement, le Code civil prĂ©voit la nĂ©cessitĂ© de comporter la mention en chiffres et en lettres du montant de la somme pour laquelle une des parties s’engage, sans que cela soit nĂ©cessairement inscrit de sa main art. 1376.La Cour de cassation s’assure du respect de cette mention, notamment dans le cas d’un contrat de cautionnement et dĂ©clare nul l’engagement ne respectant pas cette formalitĂ© Civ. 1re, 30 juin 1987, n° il est fait exception Ă  l’exigence d’un Ă©crit dans plusieurs hypothĂšses et notamment lorsqu’il existe un commencement de preuve par Ă©crit CPPE c’est-Ă -dire un Ă©crit qui, Ă©manant de celui qui conteste un acte ou de celui qu’il reprĂ©sente, rend vraisemblable ce qui est allĂ©guĂ© » art. 1361, 1362.Il faut donc respecter trois conditions 1. Il doit s’agir d’un Ă©crit ;2. L’écrit doit Ă©maner de la personne Ă  qui on l’oppose c’est Ă  dire du dĂ©fendeur Ă  la preuve ;3. L’écrit invoquĂ© doit rendre vraisemblable le fait fois le CPPE Ă©tabli, la partie, pour prouver l’acte juridique, doit complĂ©ter par d’autres Ă©lĂ©ments de preuve apprĂ©ciĂ©s souverainement par les juges du fond comme par exemple un Cour de cassation a dĂ©jĂ  pu qualifier un cautionnement dont la mention manuscrite Ă©tait incomplĂšte de commencement de preuve par Ă©crit, pouvant ĂȘtre complĂ©tĂ© par des Ă©lĂ©ments extĂ©rieurs Ă  l'acte » Civ. 1re, 15 oct. 1991, n° Elle a confirmĂ© cette solution rĂ©cemment Civ. 1re, 4 juill. 2019, n° en l’espĂšce En l’espĂšce, s’agissant d’un acte juridique supĂ©rieur Ă  1500 euros, Jean doit prouver par Ă©crit la reconnaissance de d’un acte sous seing privĂ© celui-ci aurait dĂ» comporter la mention de la somme due en chiffres et en lettres ce qui n’est pas le cas de sorte que le cautionnement est selon la jurisprudence de la Cour de cassation l’acte pourra valoir commencement de preuve par Ă©crit » Ă  condition de respecter les trois conditions du commencement de preuve par Ă©crit ce qui semble ĂȘtre le cas puisqu’il s’agit d’un Ă©crit 1 qui Ă©mane de la personne Ă  qui on l’oppose, en l’occurrence RĂ©my, qui est le dĂ©fendeur Ă  la preuve 2 et cet Ă©crit rend vraisemblable le fait allĂ©guĂ© 3.Mais pour prouver la reconnaissance de dette, ce commencement de preuve par Ă©crit doit ĂȘtre complĂ©tĂ© par des Ă©lĂ©ments extrinsĂšques. En l’espĂšce, Jean pourra demander Ă  GrĂ©goire JAITOUVU, qui a assistĂ© Ă  la scĂšne de tĂ©moigner en sa Jean PIGEON devrait rĂ©ussir Ă  prouver en justice la reconnaissance de dette et obtenir satisfaction devant un du cas pratique n°2 Application de la loi dans le tempsFaits Un contrat de travail conclu en 2018 prĂ©voit l’attribution de 5 semaines de congĂ©s payĂ©s conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gislatives en vigueur au moment de la conclusion du contrat. Une loi entrĂ©e en vigueur le 1er septembre 2020 prĂ©voit l’attribution d’une sixiĂšme semaine de congĂ©s payĂ©s pour les salariĂ©s du secteur privĂ©. L’employeur refuse d’appliquer la nouvelle loi en se prĂ©valant du principe de survie de la loi ancienne ».ProblĂšme de droit Une loi entrĂ©e en vigueur postĂ©rieurement Ă  la conclusion d’un contrat est-elle d’application immĂ©diate ?Solution en droit L’article 2 du Code civil prĂ©voit que La loi ne dispose que pour l'avenir ; elle n'a point d'effet rĂ©troactif ».En vertu de cet article toute loi est en principe d’application immĂ©diate et rĂ©git soit les situations en cours de constitution ou d’extinction, mais non d’ores et dĂ©jĂ  constituĂ©es ou Ă©teintes, soit les effets futurs des situations en coursToutefois, en matiĂšre contractuelle, une exception est admise selon laquelle la loi ancienne survit » c’est-Ă -dire que la loi ancienne s’applique pendant toute la durĂ©e du contrat, mĂȘme si les effets continuent Ă  se rĂ©aliser aprĂšs l’entrĂ©e en vigueur de la nouvelle loi. Ce principe de survie de la loi ancienne en matiĂšre contractuelle a Ă©tĂ© consacrĂ© dans un arrĂȘt en date du 3 juillet 1979 arrĂȘt de principe Dame Museli c/ SCI Le Panorama » 3e Civ., 3 juill. 1979, n°77-15552 dans lequel la Cour de cassation a jugĂ© que Les effets des contrats conclus antĂ©rieurement Ă  la loi nouvelle, mĂȘme s’ils continuent Ă  se rĂ©aliser postĂ©rieurement Ă  cette loi, demeurent rĂ©gis par les dispositions sous l’empire desquelles ils ont Ă©tĂ© passĂ©s ».Cette rĂšgle connait elle-mĂȘme une exception l’exception de l’exception ». En effet, le principe de survie de la loi ancienne ne s’applique pas en matiĂšre contractuelleSoit lorsque le lĂ©gislateur prĂ©voit expressĂ©ment que la loi sera d’application immĂ©diateSoit lorsque le juge Ă©carte la survie de la loi ancienne le principe de survie de la loi ancienne n’ayant que valeur jurisprudentielle.Dans ce deuxiĂšme cas, le juge peut Ă©carter la survie de la loi ancienne en matiĂšre contractuelle Soit que le caractĂšre d’ordre public particuliĂšrement impĂ©rieux de la loi nouvelle justifie son application immĂ©diate aux effets futurs d’un contrat Cass., Com., 3 mars 2009.Soit que le contenu du contrat est si impĂ©rativement fixĂ© par la loi que le contrat doit ĂȘtre assimilĂ© Ă  une situation lĂ©gale, justifiant que ses effets futurs soient rĂ©gis par la loi nouvelle Cass, avis, 16 fĂ©vr. 2015, n°15/002.Dans un tel cas, la loi sera d’application immĂ©diate quand bien mĂȘme le contrat a Ă©tĂ© conclu antĂ©rieurement Ă  son entrĂ©e en en l’espĂšce En l’espĂšce, nous sommes en matiĂšre contractuelle puisqu’il s’agit d’un contrat de travail de sorte qu’il est possible de s’interroger sur la survie ou non de la loi disposition de la loi n’indique expressĂ©ment qu’elle est d’application revanche, une loi consacrant une sixiĂšme semaine de congĂ©s payĂ©s rĂ©pond bien Ă  des considĂ©rations d’ordre public particuliĂšrement impĂ©rieuses dans la mesure oĂč une grande partie de la doctrine semble considĂ©rer que l'ordre public social impose l'application immĂ©diate aux contrats de travail en cours et conclus avant leur entrĂ©e en vigueur des lois nouvelles ayant pour objet d'amĂ©liorer la condition ou la protection des Le Directeur des ressources humaines se trompe en affirmant que les contrats de travail doivent rester soumis Ă  la loi ancienne et que la loi nouvelle n’est pas d’application immĂ©diate. Chapitre IerDispositions relatives Ă  l’exercice conjoint de l’autoritĂ© parentaleArticle 1erÀ la fin du dernier alinĂ©a de l’article 62 du code civil, la rĂ©fĂ©rence et 371‑2 » est remplacĂ©e par les rĂ©fĂ©rences , 371‑2, 372 et 373‑2 ».Article 21 Le titre II du livre Ier du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un chapitre VIII ainsi rĂ©digĂ© 2 Chapitre VIII3 De la publicitĂ© des actes de l’état civil4 Art. 101‑1. – La publicitĂ© des actes de l’état civil est assurĂ©e par la dĂ©livrance des copies intĂ©grales ou d’extraits faite par les officiers de l’état civil.5 Le contenu et les conditions de dĂ©livrance des copies intĂ©grales et des extraits sont fixĂ©s par dĂ©cret en Conseil d’État.6 La procĂ©dure de vĂ©rification sĂ©curisĂ©e des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel contenues dans les actes de l’état civil peut ĂȘtre mise en Ɠuvre aux fins de supplĂ©er Ă  la dĂ©livrance des copies intĂ©grales et des extraits, dans les conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d’État.7 Art. 101‑2. – La publicitĂ© des actes de l’état civil est Ă©galement assurĂ©e par le livret de famille, dont le contenu, les rĂšgles de mise Ă  jour, les conditions de dĂ©livrance et de sĂ©curisation sont fixĂ©s par dĂ©cret en Conseil d’État. Son modĂšle est dĂ©fini par arrĂȘtĂ©. »Article 31 Le premier alinĂ©a de l’article 372 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e 2 Ils doivent s’informer rĂ©ciproquement de l’organisation de la vie de l’enfant et prendre ensemble les dĂ©cisions qui le concernent. »Article 41 AprĂšs l’article 372 du mĂȘme code, il est rĂ©tabli un article 372‑1 ainsi rĂ©digĂ© 2 Art. 372‑1. – Tout acte de l’autoritĂ© parentale, qu’il ait un caractĂšre usuel ou important, requiert l’accord de chacun des parents lorsqu’ils exercent en commun l’autoritĂ© parentale. Cet accord est exprĂšs pour les actes importants.3 Constitue un acte important l’acte qui rompt avec le passĂ© et engage l’avenir de l’enfant ou qui touche Ă  ses droits fondamentaux.4 En cas de dĂ©saccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales, en rĂ©fĂ©rĂ© le cas Ă©chĂ©ant. Le juge statue selon ce qu’exige l’intĂ©rĂȘt de l’enfant et en prenant en considĂ©ration les Ă©lĂ©ments mentionnĂ©s Ă  l’article 373‑2‑11.5 Le changement de rĂ©sidence de l’enfant, dĂšs lors qu’il modifie les modalitĂ©s d’accueil de l’enfant par l’autre parent, et le changement d’établissement scolaire sont des actes importants. Toutefois, l’accord de l’autre parent n’est pas requis lorsque celui‑ci a Ă©tĂ© condamnĂ© soit comme auteur, coauteur ou complice d’un crime ou dĂ©lit sur la personne du parent qui souhaite changer la rĂ©sidence ou l’établissement scolaire de l’enfant. »Article 51 L’article 373‑2‑6 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 2 1° nouveau Au deuxiĂšme alinĂ©a, aprĂšs le mot prendre », sont insĂ©rĂ©s les mots , le cas Ă©chĂ©ant sous astreinte, » ;3 2° Il est ajoutĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© 4 Il peut Ă©galement, lorsqu’un parent fait dĂ©libĂ©rĂ©ment obstacle de façon grave ou renouvelĂ©e aux rĂšgles de l’exercice conjoint de l’autoritĂ© parentale prĂ©vues Ă  l’article 372‑1 en empĂȘchant l’autre parent d’exercer ses prĂ©rogatives, ou lorsqu’un parent ne respecte pas une dĂ©cision ou une convention homologuĂ©e fixant les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale, le condamner, par une dĂ©cision spĂ©cialement motivĂ©e, au paiement d’une amende civile d’un montant qui ne peut excĂ©der 10 000 €. L’amende est proportionnĂ©e Ă  la gravitĂ© de l’atteinte aux rĂšgles de l’exercice conjoint de l’autoritĂ© parentale et aux facultĂ©s contributives du parent. »Article 6Le dĂ©but du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 373‑2‑1 du mĂȘme code est ainsi rĂ©digĂ© Il fixe la rĂ©sidence de l’enfant au domicile du parent qui exerce l’autoritĂ© parentale et dĂ©termine le droit de visite et d’hĂ©bergement de l’autre parent, qui ne peut ĂȘtre refusĂ© que... le reste sans changement. »Article 6 bis nouveau1 Le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 373‑2‑2 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e 2 Le montant de cette pension peut ĂȘtre modifiĂ© par le juge si le non‑respect par l’un des parents de la convention homologuĂ©e ou de la dĂ©cision du juge aux affaires familiales a pour effet de modifier la rĂ©partition entre les parents de la charge effective d’entretien et d’éducation de l’enfant. »Article 71 L’article 373‑2‑9 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 2 1° Les trois premiers alinĂ©as sont remplacĂ©s par deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s 3 En application des articles 373‑2‑7 et 373‑2‑8, la rĂ©sidence de l’enfant est fixĂ©e au domicile de chacun des parents selon les modalitĂ©s de frĂ©quence et de durĂ©e dĂ©terminĂ©es d’un commun accord entre les parents ou, Ă  dĂ©faut, par le juge.4 À titre exceptionnel, le juge peut fixer la rĂ©sidence de l’enfant au domicile de l’un des parents. Dans ce cas, il statue sur les modalitĂ©s du droit de visite de l’autre parent. Si les circonstances l’exigent, ce droit de visite peut ĂȘtre exercĂ© dans un espace de rencontre qu’il dĂ©signe. » ;5 2° Il est ajoutĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© 6 Ces diffĂ©rentes modalitĂ©s peuvent ĂȘtre ordonnĂ©es par le juge Ă  titre provisoire pour une durĂ©e qu’il dĂ©termine. Au terme de celle‑ci, il statue dĂ©finitivement. »Article 7 bis nouveau1 L’article 373‑2‑12 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 2 1° AprĂšs le premier alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© 3 Le juge peut Ă©galement ordonner une expertise en vue de recueillir des Ă©lĂ©ments mĂ©dicaux ou psychologiques. » ;4 2° Au deuxiĂšme alinĂ©a, aprĂšs le mot sociale », sont insĂ©rĂ©s les mots ou celles de l’expertise » et, aprĂšs le mot contre-enquĂȘte », sont insĂ©rĂ©s les mots ou une contre-expertise » ;5 3° Le dĂ©but du troisiĂšme alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ© 6 Les conclusions de l’enquĂȘte sociale ou de l’expertise ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©es... le reste sans changement. »Article 81 I. – Hors le cas prĂ©vu au premier alinĂ©a de l’article 227‑5 du code pĂ©nal et sous rĂ©serve des cas prĂ©vus aux trois derniers alinĂ©as du mĂȘme article, le fait de refuser indĂ»ment de reprĂ©senter un enfant mineur Ă  la personne qui a le droit de le rĂ©clamer est puni de l’amende prĂ©vue Ă  l’article 131‑13 du mĂȘme code pour les contraventions de la quatriĂšme classe. Cette contravention peut faire l’objet de la procĂ©dure de l’amende forfaitaire prĂ©vue aux articles 529 Ă  529‑2 du code de procĂ©dure pĂ©nale.2 II. – L’article 227‑5 du code pĂ©nal est ainsi modifiĂ© 3 1° Le dĂ©but est ainsi modifiĂ© Lorsque la personne concernĂ©e a dĂ©jĂ  fait l’objet d’une contravention pour un fait identique au cours des deux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, le fait
 le reste sans changement. » ;4 2° nouveau Sont ajoutĂ©s trois alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s 5 Ne peut donner lieu Ă  des poursuites pĂ©nales le fait de refuser de reprĂ©senter un enfant mineur Ă  la personne qui a le droit de le rĂ©clamer 6 1° Si la reprĂ©sentation de l’enfant ferait courir un danger Ă  celui-ci ;7 2° En cas de manquement grave et habituel du titulaire du droit de rĂ©clamer l’enfant aux obligations qui lui incombent en application du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 373-2 du code civil. »8 III nouveau. – Au dĂ©but du premier alinĂ©a de l’article 227‑9 du mĂȘme code, les mots Les faits dĂ©finis par les articles 227‑5 et 227‑7 » sont remplacĂ©s par les mots Le fait de refuser indĂ»ment de reprĂ©senter un enfant mineur Ă  la personne qui a le droit de le rĂ©clamer et le fait dĂ©fini Ă  l’article 227‑7 ».Article 8 bis nouveau1 L’article 34‑1 de la loi n° 95‑125 du 8 fĂ©vrier 1995 relative Ă  l’organisation des juridictions et Ă  la procĂ©dure civile, pĂ©nale et administrative est ainsi rĂ©digĂ© 2 Art. 34‑1. – Le procureur de la RĂ©publique veille Ă  l’exĂ©cution des dĂ©cisions de justice rendues en matiĂšre civile.3 Sous rĂ©serve des dispositions applicables aux procĂ©dures civiles d’exĂ©cution, le procureur de la RĂ©publique peut requĂ©rir directement la force publique pour faire exĂ©cuter ces dĂ©cisions de justice.4 Pour les dĂ©cisions rendues sur le fondement des instruments internationaux et europĂ©ens relatives au dĂ©placement illicite international d’enfants, les conditions du recours Ă  la force publique par le procureur de la RĂ©publique sont dĂ©finies par dĂ©cret en Conseil d’État. »Chapitre IIDispositions relatives aux droits et aux devoirs des tiers qui concourent Ă  l’éducation de l’enfantArticle 9À la fin de l’article 372‑2 du code civil, les mots relativement Ă  la personne de l’enfant » sont remplacĂ©s par les mots ou quand il autorise un tiers Ă  accomplir un tel acte ».Article 101 AprĂšs l’article 373‑2‑1 du mĂȘme code, il est insĂ©rĂ© un article 373‑2‑1‑1 ainsi rĂ©digĂ© 2 Art. 373‑2‑1‑1. – Sans prĂ©judice de l’article 372‑2, le parent peut, avec l’accord de l’autre parent, donner un mandat d’éducation quotidienne Ă  son concubin, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ© ou conjoint avec lequel il rĂ©side de façon stable pour chacun des enfants vivant avec le couple. Le mandat, rĂ©digĂ© par acte sous seing privĂ© ou en la forme authentique, permet au concubin, partenaire ou conjoint d’accomplir les actes usuels de l’autoritĂ© parentale pour la durĂ©e de la vie commune.3 Le mandat peut ĂȘtre rĂ©voquĂ© Ă  tout moment par le mandant. Il prend fin de plein droit en cas de rupture de la vie commune, de dĂ©cĂšs du mandant ou du mandataire ou de renonciation de ce dernier Ă  son mandat. »Article 111 L’article 373‑3 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 2 1° À la fin de la premiĂšre phrase du deuxiĂšme alinĂ©a, les mots choisi de prĂ©fĂ©rence dans sa parentĂ© » sont remplacĂ©s par les mots parent ou non » ;3 2° La premiĂšre phrase du troisiĂšme alinĂ©a est ainsi modifiĂ©e 4 a Les mots celui d’entre eux qui exerce cette autoritĂ© » sont remplacĂ©s par les mots l’un d’eux » ;5 b Sont ajoutĂ©s les mots mais Ă  un tiers, choisi dans sa parentĂ© ou non, selon ce qu’exige l’intĂ©rĂȘt de l’enfant ».Article 121 L’article 373‑4 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 2 1° À la fin du premier alinĂ©a, les mots accomplit tous les actes usuels relatifs Ă  sa surveillance et Ă  son Ă©ducation » sont remplacĂ©s par les mots et une phrase ainsi rĂ©digĂ©e peut accomplir tous les actes usuels de l’autoritĂ© parentale. À titre exceptionnel, le juge peut Ă©galement l’autoriser Ă  accomplir, lorsque l’intĂ©rĂȘt de l’enfant le justifie, un acte important de l’autoritĂ© parentale. » ;3 2° Le second alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ© 4 En cas de conflit entre le tiers et le ou les parents, chacun peut saisir le juge qui statue en considĂ©ration de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. »Article 131 La section 3 du chapitre Ier du titre IX du livre Ier du mĂȘme code est ainsi modifiĂ©e 2 1° L’intitulĂ© est ainsi rĂ©digĂ© Du partage et de la dĂ©lĂ©gation de l’exercice de l’autoritĂ© parentale » ;3 2° Au dĂ©but, il est insĂ©rĂ© un paragraphe 1 intitulĂ© Principes gĂ©nĂ©raux » et comprenant les articles 376 Ă  376‑3 ; 4 3° AprĂšs l’article 376‑1, il est insĂ©rĂ© un article 376‑2 ainsi rĂ©digĂ© 5 Art. 376‑2. – Lorsqu’il statue sur le partage ou la dĂ©lĂ©gation de l’exercice de l’autoritĂ© parentale, le juge rĂšgle les diffĂ©rentes questions qui lui sont soumises en application du prĂ©sent chapitre. Il peut ĂȘtre saisi des difficultĂ©s nĂ©es de l’exercice partagĂ© ou dĂ©lĂ©guĂ© par les parents, l’un d’eux, le tiers qui exerce l’autoritĂ© parentale ou le ministĂšre public. » ;6 4° Les articles 377 et 377‑2 deviennent, respectivement, les articles 377‑2 et 377‑3 ;7 5° AprĂšs l’article 377‑1, il est insĂ©rĂ© un paragraphe 3 intitulĂ© De la dĂ©lĂ©gation de l’exercice de l’autoritĂ© parentale » et comprenant les articles 377‑2 et 377‑3, tels qu’ils rĂ©sultent du 4° du prĂ©sent article ;8 6° L’article 377‑3 devient l’article 376‑3 et est complĂ©tĂ© par les mots ou partagĂ© ».Article 141 L’article 377‑1 du mĂȘme code est remplacĂ© par un paragraphe 2 ainsi rĂ©digĂ© 2 Paragraphe 23 Du partage de l’exercice de l’autoritĂ© parentale4 Art. 377. – Les parents qui exercent conjointement l’autoritĂ© parentale peuvent saisir le juge aux affaires familiales, afin de faire homologuer la convention par laquelle ils organisent le partage de tout ou partie de l’exercice de leur autoritĂ© parentale avec un tiers. 5 Le juge peut Ă©galement ĂȘtre saisi par l’un des parents qui exercent l’autoritĂ© parentale. Le partage nĂ©cessite l’accord des deux parents. 6 La mĂȘme facultĂ© appartient au parent qui exerce seul l’autoritĂ© parentale. L’avis de l’autre parent doit ĂȘtre recueilli. 7 Dans tous les cas, le juge homologue la convention, sauf s’il constate qu’elle ne prĂ©serve pas suffisamment l’intĂ©rĂȘt de l’enfant ou que le consentement du ou des parents n’a pas Ă©tĂ© donnĂ© librement.8 Art. 377‑1. – Le partage prend fin par une convention homologuĂ©e par le juge ou, en cas de dĂ©saccord, par un jugement Ă  la demande du tiers ou de l’un des parents. 9 Si la demande Ă©mane d’un parent qui exerce l’autoritĂ© parentale, le juge y fait droit sauf circonstances exceptionnelles. »Article 15Au deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 377‑2 du mĂȘme code, tel qu’il rĂ©sulte de l’article 13 de la prĂ©sente loi, aprĂšs le mot manifeste », sont insĂ©rĂ©s les mots ou si les parents s’abstiennent ou refusent, de façon rĂ©pĂ©tĂ©e, d’effectuer des actes importants en application du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 375‑7 ».Article 161 I. – AprĂšs la section 2 du chapitre Ier du titre II de la loi n° 95‑125 du 8 fĂ©vrier 1995 relative Ă  l’organisation des juridictions et Ă  la procĂ©dure civile, pĂ©nale et administrative, est insĂ©rĂ©e une section 2 bis ainsi rĂ©digĂ©e 2 Section 2 bis3 La mĂ©diation familiale4 Art. 22‑4. – Les diffĂ©rends entre Ă©poux ou entre parents peuvent faire l’objet d’une mesure de mĂ©diation familiale en vue de leur rĂ©solution amiable. 5 Art. 22‑5. – La mĂ©diation familiale, qui a pour finalitĂ© d’apaiser le conflit et de prĂ©server les relations au sein de la famille, est un processus structurĂ© et confidentiel de rĂ©solution amiable des diffĂ©rends familiaux. Avec l’aide du mĂ©diateur familial, tiers qualifiĂ©, impartial et indĂ©pendant, les personnes tentent de parvenir Ă  une solution mutuellement acceptable, qui tient compte de l’intĂ©rĂȘt de chacune et de celui de leurs enfants Ă©ventuels et qui peut prendre la forme d’accords susceptibles d’ĂȘtre homologuĂ©s par le juge.6 Art. 22‑6. – Les sections 1 et 2 du prĂ©sent chapitre sont applicables Ă  la mĂ©diation familiale. »7 II. – Le premier alinĂ©a de l’article 75 du code civil est complĂ©tĂ© par les mots ainsi que de l’article 22‑4 de la loi n° 95‑125 du 8 fĂ©vrier 1995 relative Ă  l’organisation des juridictions et Ă  la procĂ©dure civile, pĂ©nale et administrative ».Article 171 Les deux derniers alinĂ©as de l’article 373‑2‑10 du code civil sont remplacĂ©s par quatre alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s 2 À l’effet de faciliter la recherche par les parents d’un exercice consensuel de l’autoritĂ© parentale, le juge peut 3 1° Leur proposer une mesure de mĂ©diation familiale et, aprĂšs avoir recueilli leur accord, dĂ©signer un mĂ©diateur familial pour y procĂ©der ;4 2° Leur enjoindre de rencontrer un mĂ©diateur familial, qui les informe sur l’objet et le dĂ©roulement de cette mesure ;5 3° Leur enjoindre de prendre part Ă  une ou deux sĂ©ances de mĂ©diation familiale, sauf si des violences ont Ă©tĂ© commises par l’un des parents sur la personne de l’autre parent ou sur la personne de l’enfant. »Article 181 L’article 373‑2‑13 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© 2 À l’effet de faciliter la recherche par les parents d’un accord sur les modifications Ă  apporter Ă  la convention homologuĂ©e ou aux dĂ©cisions relatives Ă  l’exercice de l’autoritĂ© parentale, le juge peut leur enjoindre de prendre part Ă  une ou deux sĂ©ances de mĂ©diation familiale. »Chapitre IVDispositions relatives Ă  la prise en compte de la parole de l’enfantArticle 191 L’article 388‑1 du code civil est ainsi modifiĂ© 2 1° nouveau Au premier alinĂ©a, les mots capable de discernement » sont supprimĂ©s ;3 2° Le mĂȘme alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e 4 Il doit ĂȘtre entendu selon des modalitĂ©s adaptĂ©es Ă  son degrĂ© de maturitĂ©. » ;5 3° nouveau Le deuxiĂšme alinĂ©a est remplacĂ© par trois alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s 6 Cette audition est de droit lorsque le mineur en fait la demande et ne peut, par exception, ĂȘtre Ă©cartĂ©e que si son intĂ©rĂȘt le commande et par une dĂ©cision spĂ©cialement motivĂ©e.7 Lorsque le mineur refuse d’ĂȘtre entendu, le juge apprĂ©cie le bien-fondĂ© de ce refus.8 Il peut ĂȘtre entendu seul ou avec un avocat ou une personne de son choix. Si ce choix n’apparaĂźt pas conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt du mineur, le juge peut procĂ©der Ă  la dĂ©signation d’une autre personne. »Article 19 bis nouveau1 I. – AprĂšs le mot mĂšre », la fin du deuxiĂšme alinĂ©a de l’article 413‑2 du mĂȘme code est ainsi rĂ©digĂ©e , de l’un d’eux ou Ă  la demande du mineur lui-mĂȘme. »2 II. – L’article 413‑3 du mĂȘme code est complĂ©tĂ© par les mots ou du mineur lui-mĂȘme ».Article 20SupprimĂ© Pour Ă©valuer efficacement tous les risques juridiques que vous pouvez avoir, vous pouvez utiliser le service de questions personalisĂ©es mis en place par le cabinet Murielle-Isabelle CAHEN. Selon les termes du jugement de divorce, j'aurais dĂ» avoir mes enfants pendant les vacances de PĂąques, mais ma femme s’y oppose, sous prĂ©texte que, cette annĂ©e, elle n'a pas pu obtenir de congĂ©s Ă  NoĂ«l. En consĂ©quence, elle a dĂ©cidĂ© qu'elle les garderait Ă©galement pendant cette pĂ©riode. Peut-elle me refuser le droit de visite pour cette raison ? Quels que soient les motifs invoquĂ©s par le parent chez qui rĂ©side l’enfant, la loi est formelle on ne peut supprimer de son propre chef un droit de visite et d’hĂ©bergement. L’article 373-2-1 du Code civil prĂ©cise que le droit de visite et d’hĂ©bergement ne peut ĂȘtre refusĂ© que pour des motifs graves, laissĂ©s Ă  l’apprĂ©ciation du juge aux affaires familiales. Selon l'article 373 du Code civil, seul est privĂ© de l'exercice de l'autoritĂ© parentale le pĂšre ou la mĂšre qui est hors d'Ă©tat de manifester sa volontĂ©, en raison de son incapacitĂ©, de son absence ou de toute autre cause. Mon mari et moi avons dĂ©cidĂ© de divorcer et la procĂ©dure est entamĂ©e. Mon fils de 12 ans dĂ©sirerait ĂȘtre entendu par le juge car il veut rester avec moi. Il a dĂ©jĂ  vu une assistante sociale et un psychiatre, dans le cadre de l'enquĂȘte qu'a demandĂ© le tribunal. Le juge est-il obligĂ© de le voir ? Non. Certes, d'aprĂšs l'article 373-2-11 du Code civil, le juge tient compte des sentiments exprimĂ©s par les enfants mineurs dans les conditions prĂ©vues par l'article 388-1 de ce mĂȘme Code civil. Depuis une loi du 5 mars 2007, l'audition de l'enfant capable de discernement est toujours une facultĂ© ouverte au juge mais elle est devenue une obligation si le mineur en fait la demande article 9 de cette loi. J'ai Ă©levĂ© depuis l'Ăąge de 5 ans l'enfant du premier mariage de ma femme. Elle dĂ©sire Ă  prĂ©sent divorcer et m'a dit que je ne reverrais plus l'enfant. En a-t-elle le droit ? Non. Selon l'article 371-4 du Code civil, le juge aux affaires familiales peut fixer les modalitĂ©s des relations entre l'enfant et un tiers, parent ou non. Vous avez donc le droit de saisir le tribunal par le biais d'un avocat. Mes enfants divorcent. Ma belle-fille a-t-elle droit de m'interdire de voir mes petits-enfants ? Non. L'article 371-4- 1 du Code civil prĂ©voit expressĂ©ment que l'enfant a le droit d'entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seuls des motifs graves peuvent faire obstacle Ă  ce droit. Mon ex-femme refuse de me prĂ©senter notre fils, pendant un week-end oĂč je suis normalement en droit de le voir. Que puis-je faire ? ConsidĂ©rĂ© comme un dĂ©lit de non-prĂ©sentation d’enfant, le refus de l’exercice du droit de visite est puni par la loi et sanctionnĂ© par un an de prison et/ou 15 000 euros d'amendearticle 227-5 du Code pĂ©nal. Les faits doivent ĂȘtre constatĂ©s par huissier avant de porter plainte. Vous pouvez Ă©galement saisir le juge aux affaires familiales, pour essayer d'obtenir la fixation de la rĂ©sidence Ă  votre domicile de l’enfant. Les tribunaux ont nĂ©anmoins reconnu au parent gardien le droit de ne pas prĂ©senter l’enfant s’il peut prouver qu’il a vainement usĂ© de son autoritĂ© pour l'obliger Ă  voir l’autre parent et que seules des circonstances exceptionnelles l’ont empĂȘchĂ© d’exĂ©cuter son obligation de prĂ©senter l’enfant.Cour de cassation, Chambre criminelle, 7 octobre 2003. Je suis divorcĂ©e. Mon ex-mari emmĂšne nos deux enfants en vacances et leur fait pratiquer des sports que je juge dangereux. Ai-je la possibilitĂ© de l'en empĂȘcher ? Que l'autoritĂ© parentale soit commune ou pas, vous n'avez aucun droit d'ingĂ©rence sur les activitĂ©s de vos enfants pendant qu'ils sont hĂ©bergĂ©s par leur pĂšre, pendant les vacances ou les week-ends. Le Droit suppose un accord tacite entre les parents pour les actes usuels article 372-2 du Code civil. DĂšs lors que les activitĂ©s sont encadrĂ©es et qu'aucun problĂšme d'ordre mĂ©dical ne survient, vous ne pouvez rien faire. NĂ©anmoins, si vos enfants reviennent rĂ©guliĂšrement blessĂ©s des week-ends ou des vacances passĂ©es avec votre ex-conjoint, vous pouvez le faire constater par un mĂ©decin. Certificats et attestations Ă  l'appui, vous pourriez alors saisir le juge aux affaires familiales pour essayer de faire entendre raison Ă  votre ancien mari. Si cette conciliation Ă©choue, demandez au magistrat de limiter - voire de supprimer - son droit de visite et d'hĂ©bergement. À la suite de la sĂ©paration de mon couple, mes enfants peuvent-ils se retrouver Ă  vivre ailleurs que chez l'un d'entre nous ? Les enfants sont normalement soumis soit au rĂ©gime de la garde alternĂ©e, soit domiciliĂ©s chez l'un des deux parents. Mais dans certains cas exceptionnels, le juge pourra fixer la rĂ©sidence des enfants chez une personne tierce Soit chez une personne autre que les parents, mais qui fait partie de la famille de prĂ©fĂ©rence, Soit dans un Ă©tablissement d'accueil = d'Ă©ducation. NĂ©anmoins, les parents conservent effectivement, dans ce cas, leur autoritĂ© parentale, et la dĂ©cision ne peut ĂȘtre que provisoire. Des suites de mon divorce, mon ex-femme s'est vue attribuĂ©e la garde de mes enfants. Peut-elle dĂ©mĂ©nager sans m'avertir de ce changement d'adresse ? Non dans ce cas, la loi prĂ©voit expressĂ©ment Ă  l'article 373-2 du Code civil que le parent chez qui rĂ©sident habituellement les enfants doit notifier Ă  l'autre parent ce changement d'adresse, dans un dĂ©lai d'un mois, au risque en cas de manquement de se voir sanctionnĂ© pĂ©nalement d'une amende de 7500 euros et d'une peine de 6 mois d'emprisonnement. DĂ©finition de autoritĂ© parentale L’autoritĂ© parentale est une notion large et complexe qui dĂ©signe Ă  la fois les droits et les devoirs des parents Ă  l’égard de leur enfant. L’autoritĂ© parentale a pour finalitĂ© premiĂšre l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Cette notion implique Ă©galement une obligation de respect de l’enfant vis-Ă -vis de ses parents. *** La notion a Ă©voluĂ© avec le temps. Dans son sens traditionnel, l’autoritĂ© parentale Ă©tait synonyme d’obligation de respect des enfants Ă  l’égard de leurs parents. Aujourd’hui, la notion est davantage perçue comme un principe de responsabilitĂ© parentale impliquant plusieurs rĂšgles ayant pour objectif de prĂ©server l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Cette dĂ©finition a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e par un Avocat spĂ©cialisĂ© en succession. 9 points essentiels dans l’explication de la notion de l’autoritĂ© parentale Sens traditionnel Sens actuel FinalitĂ© de l’autoritĂ© parentale l’intĂ©rĂȘt de l’enfant Contenu de l’autoritĂ© parentale Limites Ă  l’autoritĂ© parentale AutoritĂ© parentale et divorce ou sĂ©paration Fin de l’autoritĂ© parentale DĂ©lĂ©gation de l’autoritĂ© parentale ? Retrait de l’autoritĂ© parentale *** 1- DĂ©finition traditionnelle de l’autoritĂ© parentale Qu’est ce que l’autoritĂ© parentale ? La dĂ©finition de l’autoritĂ© parentale suppose de s’attarder d’abord sur le sens traditionnel de cette notion. Le terme autoritĂ© » contenu dans la notion d’autoritĂ© parentale est trĂšs rĂ©vĂ©lateur. Traditionnellement, l’autoritĂ© parentale Ă©tait perçue comme un principe impliquant une hiĂ©rarchie dans le rapport de force entre les parents et l’enfant, et une obligation de respect de ce dernier Ă  l’égard de ses paternels. Telle est la premiĂšre signification de l’autoritĂ© parentale. 2- DĂ©finition actuelle de l’autoritĂ© parentale Aujourd’hui, l’autoritĂ© parentale est un concept qui renferme Ă  la fois des obligations et des devoirs des parents vis-Ă -vis de leurs enfants. 3- FinalitĂ© de l’autoritĂ© parentale l’intĂ©rĂȘt de l’enfant D’aprĂšs l’article 371-1 du code civil, l’autoritĂ© parentale a pour finalitĂ© l’intĂ©rĂȘt de l’enfant ». Ainsi, l’autoritĂ© parentale doit toujours poursuivre cette finalitĂ©. La notion de respect » n’a toutefois pas disparu, puisque l’article 371 du code civil, inchangĂ© depuis une loi de 1971, prĂ©voit expressĂ©ment que l’enfant doit honneur et respect Ă  ses parents, et ce Ă  tout Ăąge ». 4- Contenu de l’autoritĂ© parentale Droits L’autoritĂ© parentale implique essentiellement des droits patrimoniaux. La loi reconnaĂźt en effet un droit aux pĂšre et mĂšre sur les biens de l’enfant mineur et non Ă©mancipĂ©. A titre d’illustration, l’article 379 du code civil Ă©voque des attributs tant patrimoniaux que personnels se rattachant Ă  l’autoritĂ© parentale ». Devoirs Mais l’autoritĂ© parentale implique aujourd’hui davantage des devoirs que des droits pour les parents. En effet, l’autoritĂ© parentale implique, selon l’article 371-1, alinĂ©a 2 du code civil, l’obligation pour les parents de veiller Ă  la sĂ©curitĂ© la santĂ© la moralitĂ© l’éducation le dĂ©veloppement, dans le respect dĂ» Ă  l’enfant. L’autoritĂ© parentale implique Ă©galement par dĂ©finition une responsabilitĂ© des parents du faits de leurs enfants. 5- Limites Ă  l’autoritĂ© parentale Le degrĂ© de l’autoritĂ© parentale varie essentiellement en fonction de l’ñge de l’enfant. L’alinĂ©a 4 de l’article 371-1 du code civil dispose en effet que les parents doivent associer l’enfant aux dĂ©cisions qui le concernent, selon son Ăąge et son degrĂ© de maturitĂ© ». A titre d’exemple, en matiĂšre de changement de nom de famille des enfants mineurs, il est prĂ©vu que l’enfant ĂągĂ© de plus de treize doit donner son consentement Ă©crit en cas de demande de changement de nom sollicitĂ© par les parents au nom de leur enfant. 6- AutoritĂ© parentale et divorce ou sĂ©paration La question de l’autoritĂ© parentale Ă©tait auparavant centrale lorsque les parents Ă©taient divorcĂ©s ou sĂ©parĂ©s, et notamment lorsque le jugement fixait une rĂ©sidence habituelle pour l’enfant plutĂŽt qu’une garde alternĂ©e. Aujourd’hui, le divorce ou la sĂ©paration des parents sont sans incidence sur la dĂ©volution de l’autoritĂ© parentale. Les deux parents continuent Ă  l’exercer conjointement, conformĂ©ment Ă  l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de l’enfant. Par exception et dans des cas exceptionnels, le juge aux affaires familiales JAF amenĂ© Ă  connaitre du jugement de divorce pourra confier l’autoritĂ© parentale Ă  un seul parent. L’autre parent se verra alors accordĂ© un droit de garde dont les modalitĂ©s d’exercice seront prĂ©cisĂ©es. 7- Fin de l’autoritĂ© parentale L’autoritĂ© parentale cesse par dĂ©finition lors de la majoritĂ© ou de l’émancipation de l’enfant. NĂ©anmoins, la fin de l’autoritĂ© parentale ne met pas fin Ă  l’obligation d’entretien de l’enfant. Elle ne met pas fin non plus au devoir d’éducation. 8- DĂ©lĂ©gation de l’autoritĂ© parentale ? L’autoritĂ© parentale ne peut en principe ĂȘtre cĂ©dĂ©e, dĂ©lĂ©guĂ©e, ou confiĂ©e Ă  un tiers. Seule une dĂ©cision du juge aux affaires familiales peut autoriser la dĂ©lĂ©gation totale ou partielle de l’autoritĂ© parentale. 9- Retrait de l’autoritĂ© parentale Un parent peut se voir retirer l’autoritĂ© parentale par le juge des tutelles pour des motifs graves. Un retrait partiel ou total pourra ĂȘtre prononcĂ© par exemple Ă  l’encontre d’un parent condamnĂ© pĂ©nalement par une juridiction rĂ©pressive, d’un crime ou d’un dĂ©lit Ă  l’égard de l’enfant par exemple article 378 du code civil, ou ayant mis en danger la sĂ©curitĂ© de l’enfant article 378-1 du code civil. Dans ces cas relativement extrĂȘmes », le tribunal pourra nĂ©anmoins prĂ©voir un droit visite sous surveillance au bĂ©nĂ©fice du parent concernĂ©. Autres dĂ©finitions de droit civil Bonne foi Cas de force majeure Cas fortuit L'abandon de famille est un dĂ©lit pĂ©nal du ressort du tribunal correctionnel sanctionnĂ© de 2 ans de prison et de 15000 euros d’amende. Sa dĂ©finition a Ă©voluĂ© encore rĂ©cemment 
 I- DEFINITION A L'abandon de famille classique prĂ©vu et rĂ©primĂ© par l'article 227-3 du code pĂ©nal 1°- Une dĂ©finition Ă©volutive qui permet de nouveau de poursuivre au pĂ©nal pour non-paiement d’une prestation compensatoire L’Article 227-3 du code pĂ©nal modifiĂ© par la LOI n°2011-525 du 17 mai 2011 - art. 151 le dĂ©finit comme suit Le fait, pour une personne, de ne pas exĂ©cuter une dĂ©cision judiciaire ou une convention judiciairement homologuĂ©e lui imposant de verser au profit d'un enfant mineur, d'un descendant, d'un ascendant ou du conjoint une pension, une contribution, des subsides ou des prestations de toute nature dues en raison de l'une des obligations familiales prĂ©vues par le code civil, en demeurant plus de deux mois sans s'acquitter intĂ©gralement de cette obligation, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Les infractions prĂ©vues par le premier alinĂ©a du prĂ©sent article sont assimilĂ©es Ă  des abandons de famille pour l'application du 3° de l'article 373 du code civil. Cette Loi est intervenue pour modifier la dĂ©finition ancienne de ce texte issue de la loi 2009-526 du 12 mai 2009, pourtant dite de clarification et de simplification du droit et d’allĂ©gement des procĂ©dure dans sa rĂ©daction tendancieuse ! En effet l’abandon de famille Ă©tait dĂ©fini comme le fait, pour une personne, de ne pas exĂ©cuter une dĂ©cision judiciaire ou une convention judiciairement homologuĂ©e lui imposant de verser au profit d'un enfant mineur, d'un descendant, d'un ascendant ou du conjoint une pension, une contribution, des subsides ou des prestations de toute nature dues en raison de l'une des obligations familiales prĂ©vues par le titre IX du livre Ier du Code civil ... » Ici le titre IX ne concernait que l’autoritĂ© parentale alors qu'encore avant ,le trĂšs ancien article 227-3 visait aussi les obligations prĂ©vues aux titres V mariage, VI divorce, VII filiation et VIII filiation adoptive du livre Ier du Code civil Entre la loi de 2009 jusqu’à la modification du texte,les sanctions pĂ©nales liĂ©es Ă  l'abandon de famille ne s'appliquaient donc plus en cas de non-paiement d'une prestation compensatoire, tel que jugĂ© par Crim. 16 fĂ©vrier 2011 pourvoi N° en application du principe d’interprĂ©tation stricte de la loi pĂ©nale. Le mal a Ă©tĂ© rĂ©parĂ© en deux ans! 3° Conditions de mise en place -une dĂ©cision de justice... L'infraction est constituĂ©e dĂ©s lors que le dĂ©biteur de la pension ou de la prestation refuse d'effectuer le paiement selon les modalitĂ©s prescrites par UNE DECISION - qui fixe une crĂ©ance alimentaire ou familiale... - au profit de du un enfant mineur, descendants ou d'ascendants majeurs, conjoint, beaux parents... - un Ă©lĂ©ment matĂ©riel dans l'absence de paiement de la pension alimentaire pendant plus de deux mois Cela implique une absence du versement de l’intĂ©gralitĂ© des crĂ©ances auxquels le dĂ©biteur a Ă©tĂ© condamnĂ© pendant plus de 2 mois consĂ©cutifs. Un parent qui verserait directement la pension Ă  son enfant, alors que celle-ci a Ă©tĂ© fixĂ©e au bĂ©nĂ©fice de la mĂšre sera coupable du dĂ©lit d’abandon de famille si la preuve de l’élĂ©ment moral est apportĂ©e. - un Ă©lĂ©ment moral l'intention dans l'action cela suppose de prouver que le dĂ©biteur a bien eu connaissance de la dĂ©cision de justice lui imposant le paiement d’une crĂ©ance, par signification , qu'il rĂ©alise bien le dĂ©faut de paiement, et une absence d'impossibilitĂ© absolue d’exĂ©cuter l'obligation. B L'abandon de famille au sens de dĂ©laissement du mineur Le pĂšre ou la mĂšre qui ne remplirait pas ses devoirs matĂ©riels ou moraux Ă  l'Ă©gard de ses enfants pendant plus de 2 mois consĂ©cutifs, sont visĂ©s. Article 227-17 du code pĂ©nal Le fait, par le pĂšre ou la mĂšre, de se soustraire, sans motif lĂ©gitime, Ă  ses obligations lĂ©gales au point de compromettre la santĂ©, la sĂ©curitĂ©, la moralitĂ© ou l'Ă©ducation de son enfant mineur est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. L'infraction prĂ©vue par le prĂ©sent article est assimilĂ©e Ă  un abandon de famille pour l'application du 3° de l'article 373 du code civil. Article 227-15 du code pĂ©nal Le fait, par un ascendant ou toute autre personne exerçant Ă  son Ă©gard l'autoritĂ© parentale ou ayant autoritĂ© sur un mineur de quinze ans, de priver celui-ci d'aliments ou de soins au point de compromettre sa santĂ© est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende... II-SANCTION ET REPRESSION DU DELIT CLASSIQUE D'ABANDON DE FAMILLE A Mise en oeuvre des poursuites pĂ©nales Il s'agit d'un dĂ©lit du ressort du tribunal correctionnel. L'auteur condamnĂ© aura donc un casier judiciaire. 1°- Qui peut agir ? Le tribunal correctionnel compĂ©tent pourra en ĂȘtre saisi par le Procureur de la RĂ©publique ou par la victime. Le parquet avisĂ© par une plainte pĂ©nale pourra poursuivre l'auteur, au mĂȘme titre que le crĂ©ancier d'aliments,ou une association reconnue d'utilitĂ© publique. 2°- Une plainte est-elle nĂ©cĂ©ssaire ? NON Aucune plainte n’est nĂ©cessaire pour engager les poursuites. Cependant, la rĂ©alitĂ© est toute autre puisqu'un dĂ©pĂŽt de plainte permettra au parquet ministĂšre public informĂ© de la situation d'engager toutes poursuites judiciaires. Une plainte simple, puis une plainte avec constitution de partie civile serait concevable,au mĂȘme titre que la citation directe de la victime avec assistance d'un avocat, sans doute plus efficace pour obtenir une condamnation. LA CITATION DIRECTE UN MOYEN D'ELUDER LE CLASSEMENT SANS SUITE Il est vrai que beaucoup de plaintes simples sont classĂ©es sans suite. 3°- La prescription du dĂ©lit En matiĂšre dĂ©lictuelle, la prescription est de 3 ans Crim, 2 dĂ©cembre 1998, N° de pourvoi 97-83671 "...Qu'en effet, le dĂ©lit d'abandon de famille, qui, selon l'article 227-3 du Code pĂ©nal, est constituĂ©, notamment, par le dĂ©faut de paiement intĂ©gral, pendant plus de 2 mois, d'une prestation compensatoire dĂ©finie et ordonnĂ©e par une dĂ©cision judiciaire sous forme de capital ou de rente, se renouvelle chaque fois que son auteur dĂ©montre par son comportement sa volontĂ© de persĂ©vĂ©rer dans son attitude ;" 4°- RĂŽle du juge Crim,7 fĂ©vrier 2007, rejet, pourvoi n°06-84771 il appartient au juge pĂ©nal, saisi des poursuites pour abandon de famille, de vĂ©rifier si les enfants devenus majeurs sont toujours Ă  la charge de l'Ă©poux bĂ©nĂ©ficiaire de la pension alimentaire ; qu'ainsi la cour d'appel, en relevant pour dĂ©clarer le dĂ©lit constituĂ© que ce n'est pas Ă  la mĂšre de justifier de la poursuite des Ă©tudes mais bien au pĂšre de saisir le juge aux affaires familiales pour demander la suppression de la pension s'il estime que celle-ci n'est pas due, a violĂ© les textes visĂ©s au moyen" ; » De ce fait, un conseil avisĂ© consistera Ă  conseiller au dĂ©biteurde la pension en difficultĂ©s financiĂšres de saisir le juge aux affaires familiales pour faire rĂ©viser le montant de son obligation alimentaire. B Les sanctions 1°- Une peine principale 2 ans de prison et 15 000 euros d’amende ; 2°- des peines complĂ©mentaires article 227-29 du code pĂ©nal perte automatique de l’autoritĂ© parentale si le condamnĂ© ne recommence pas Ă  assumer ses obligations pendant 6 mois, Ă  l’inverse, l’autoritĂ© est rĂ©tablie de plein droit s’il respecte ses obligations pendant plus de 6 mois, interdiction des droits civiques, civils et de famille,suspension ou annulation du permis de conduire,interdiction de quitter le territoire,interdiction d’exercer une activitĂ© professionnelle ou bĂ©nĂ©vole impliquant un contact habituel avec des mineurs 3°- autre sanction dĂ©coulant de l'article 227-4 du code pĂ©nal partir sans laisser d'adresse Le fait, par une personne tenue, dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article 227-3, Ă  l'obligation de verser une pension, une contribution, des subsides ou des prestations de toute nature, de ne pas notifier son changement de domicile au crĂ©ancier dans un dĂ©lai d'un mois Ă  compter de ce changement, est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende ». Les personnes morales peuvent ĂȘtre jugĂ©es pĂ©nalement responsables article 227-4-1 du code pĂ©nal L'article 373-2 al 3 du code civil rappelle cette obligation. Tout changement de rĂ©sidence de l'un des parents, dĂšs lors qu'il modifie les modalitĂ©s d'exercice de l'autoritĂ© parentale, doit faire l'objet d'une information prĂ©alable et en temps utile de l'autre parent. .. » 4°- La sanction civile les dommages et intĂ©rĂȘts au profit de la victime La partie civile demandera rĂ©paration de son prĂ©judice par l'octroi de dommages et intĂ©rĂȘts Ă©quivalents aux pensions alimentaires impayĂ©es 5 annĂ©es au plus au delĂ  il y a prescription. 5°- La condamnation aux dĂ©pens et Ă  l'article 475-1 du CPP L'article 475-1 du CPP vise les frais irrĂ©pĂ©tibles, lorsqu'un avocat assurera par exemple la dĂ©fense de la partie civile. Demeurant Ă  votre entiĂšre disposition pour toutes prĂ©cisions en cliquant sur Sabine HADDAD Avocate au barreau de Paris

article 373 2 9 du code civil